Bachir Gemayel (
Arabe :
بشير الجميل), une personnalité politique libanaise de la famille
Gemayel, né le
10 novembre 1947 et mort assassiné le
14 septembre 1982. Bachir Gemayel naît dans une importante famille
maronite. Il fonda la milice des
Forces libanaises en
1976, regroupant presque toutes les milices chrétiennes de Beyrouth-Est et du mont Liban au moment des massacres des populations chrétiennes dans des villages du sud-liban (Damour, Jieh...). Il prend alors la tête de la milice chrétienne et s’impose par la force comme chef du camp chrétien dans la guerre qui fait rage face aux milices palestiniennes de
Yasser Arafat. Il affronte ses rivaux chrétiens comme
Tony Frangié et
Dany Chamoun qui dirigeait la milice des Tigres. On lui attribue également les carnages du « samedi noir » durant lequel des dizaines de civils musulmans furent égorgés par la milice phalangiste. Sa fille Maya est assassinée le 23 février 1980 lors d'un attentat. Grâce à l'aide politique d’
Israël et à l’action du
Mossad et de
Tsahal qui forment ses hommes, Béchir consolide sa puissance militaire, laisse entrevoir la paix et passe des accords avec l'État hébreu.
Reconnu comme interlocuteur par les États-Unis, il ouvre le dialogue avec les pays arabes et passe une alliance politique et militaire avec Ariel Sharon et Rafael Eitan pour chasser les Palestiniens du Liban. Au cours de l’intervention militaire israélienne, il est élu président de la République libanaise . Voulant séparer le problème libanais du conflit israélo-palestinien, Bashir Gemayel finit par déranger la politique mise en oeuvre par toutes les puissances régionales et internationales, qui pensaient trouver une solution au conflit israélo-palestinien à travers le Liban. Il sera assassiné trois semaines plus tard, le 14 septembre 1982. Un massacre punitif, perpétré par ses partisans s’ensuivit dans les camps de Sabra et Chatila dans la nuit du 17 au 18 septembre. Celui-ci fut perpetré avec l'accord, ou du moins sans aucune opposition, de l'armée israélienne. Son frère Amine lui succéda alors à la présidence. Habib Tanious Chartouni, militant pro-syrien, confessa l'assassinat de Bachir et fut appréhendé et présenté au nouveau président, Amine Gemayel. Il s'échappa et fut à nouveau capturé quelques heures plus tard. Il fut alors jugé par la justice libanaise et emprisonné à la prison de Roumieh. Il fut illégalement relaché de la prison par l'armée syrienne en 1990.
Notes
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| Chronologie des 11 Présidents de la République libanaise depuis son indépendance | |
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Présidents assassinés : 1982, Bashir Gemayel et 1989, René Moawad |