Le
bateau viking est un bateau
scandinave du Moyen-Âge utilisé pour la conquête, le commerce et le transport des soldats.
Caractéristiques
Une des premières caractéristiques du bateau viking est d'être
Amphidrome. Il dispose également d'un
Gouvernail. Ce gouvernail était constitué par une sorte de rame courte à très large pale, fixée par des attaches de cuir à tribord arrière (tribord vient du
Norrois styr bord, côté du gouvernail). Son fond plat et son faible
Tirant d'eau lui permettaient également de passer dans des courants très peu profonds et de s'échouer directement sur une plage lors d'un raid. La coque était constituée de planches superposées qui contribuaient à sa souplesse et à sa solidité. Bien que pouvant être polyvalent, le drakkar a une caractéristique ; le
skjaldrim, un bordage spécial où placer les boucliers des rameurs pour servir de protections contre les projectiles. Le
skeid en est une variante.
Si ces bateaux présentent de nombreuses similitudes (notamment méthode de construction à clins, quille alongée, voile...), il existe différents types. Parmi les bateaux marchands, on compte la skúta (petit navire de brasse), le eptirbátr (canot), le karfi dont le représentant le plus connu est le Gokstad, et le knørr destiné au grand large.
Les bateaux de guerre ou herskip se divisent en snekkja à vingt bancs de nage, la skeið qui tenait le rôle de croiseur lourd, les dreki dotés de figures de proue et de poupe (le navire de guerre prestigieux par excellence).
Le terme « drakkar »
Le nom de « drakkar » sous lequel sont communément connus les navires vikings, quels qu’ils soient, est un terme apparu en 1840, inspiré du terme suédois
drakar (dragon) pluriel de
drake lui-même apparenté à l'ancien nordique
dreki. Les Vikings désignaient leurs embarcations, suivant leur forme et leur tonnage, sous les noms de
knörr (pluriel
knerrir),
snekkja ou
langskip.
Histoire
Les premières traces de cette forme de bateaux datent de l'an 1000.
Cette forme est l'aboutissement d'une transformation progressive de la pirogue. Au IVe siècle, l'embarcation n'est plus un tronc unique creusé mais un assemblage de pièces de bois. Au VIIIe siècle, elle dispose d'une quille et peut transporter plusieurs dizaines de personnes, entre 90 et 200 selon les témoignages. Au XIe siècle, elle dispose d'une voile.
La connaissance des bateaux des Vikings provient principalement d'illustrations épigraphiques, de runes, de la Tapisserie de Bayeux, de diverses sagas et de l'archéologie des épaves. La découverte d'un rituel est à l'origine de la plupart des connaissances actuelles sur le sujet. Le peuple viking enterrait suivant l'usage - à la mort d'un grand chef - le dignitaire ainsi que son bateau, servant alors de sépulture et le tout formant un Tumulus. Ce fut la première fois à Gokstad, près de Sandefjord, où l'on a trouvé un bateau viking parfaitement conservé. Un autre a été trouvé en 1933 à Äskekärrremote.
Dans le Boulonnais, au nord de la France, jusqu'à la fin du XXe siècle, les pêcheurs professionnels ont continué à utiliser un petit bateau viking pour la pêche côtière : le Flobart, dont la coque est aussi constituée de planches à clins superposées. Les derniers, en bois, se trouvent à Audresselles et à Wissant.
Certains navires de pêche sont encore fabriqués de la même façon dans les îles Lofoten (Norvège) ou en Russie.
Homonymie
Drakkar était également le nom d'un poste français à
Beyrouth au
Liban où les parachutistes, chargés de veiller sur une paix fragile, furent victimes d'un terrible attentat, faisant 58 tués le
23 octobre 1983.
Annexes
Bibliographie
- Frédéric Durand, Les Vikings et la mer, éditions errance, Paris, 1996 (ISBN 2-87772-118-3)
- Jean Merrien, La vie quotidenne des marins au Moyen Âge, des vikings aux galères, Hachette, 1969.
Articles connexes
Liens externes
Notes et références
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