Pour les articles homonymes, voir Bruxelles-ville (homonymie).
Ville de Bruxelles ou Bruxelles-ville sont les appellations officielles de la commune située au centre de la Région de Bruxelles-Capitale et qui en constitue le noyau historique. L'appellation Bruxelles-ville, plus populaire et qui correspond au Néerlandais ou brusseleir Brussel-stad, est fréquemment utilisée pour éviter la confusion entre commune et agglomération.
Selon la Constitution belge (art. 194), la ville de Bruxelles est la Capitale de la Belgique.
Territoire communal
La
ville de Bruxelles est composée des :
- centre historique de la ville, plus ou moins délimité par l’emplacement des anciennes murailles de la seconde enceinte, aujourd'hui constitué par les boulevards de la petite ceinture. La forme géométrique de cette partie de la commune la fait également désigner sous le nom de Pentagone ou de Coeur de Bruxelles ;
- territoires annexés ou fusionnés durant la seconde moitié du XIXe siècle et au début du XXe siècle :
- à l'Est, en 1853, suite à la faillite de l'administration communale de Saint-Josse-ten-Noode, la ville de Bruxelles rachète la moitié de cette commune. C'est aujourd'hui le "Quartier Nord" (quartier des squares) la seule partie du territoire de Bruxelles-ville à avoir le même code postal (1040) que la commune d'Etterbeek.
- au sud, en 1860, 123 hectares de la Forêt de Soignes sont annexés pour en faire le Bois de la Cambre, aménagé en parc « à l’anglaise », destiné à devenir la promenade de l'aristocratie de la ville. Simultanément est créée, pour y accéder, une large et prestigieuse avenue, l’Avenue Louise, qui aujourd’hui coupe en deux parties la commune d’Ixelles ;
- à l’est, en 1880, un champ de manoeuvre de l’armée et les terrains alentour, situés sur la commune d’Etterbeek, sont rattachés à Bruxelles-ville pour y créer le parc du Cinquantenaire, lors de la commémoration du jubilé de l’indépendance. On y installe musées et lieux de manifestations commerciales. Les quartiers situés entre le parc et le centre-ville, également annexés à cette époque, accueillent aujourd’hui les bâtiments de l’Union européenne ;
- au nord, en 1921, les anciennes communes de Laeken, Neder-Over-Heembeek et Haren sont fusionnées à Bruxelles-ville.
Le Pentagone
Le Quartier du Centre
C’est au coeur du quartier de l’île Saint-Géry, formé par la
Senne et sur lequel aurait été construit un premier donjon vers
979, qu’on situe l’origine de la ville. Aujourd’hui, le quartier autour des
Halles Saint-Géry, ancien marché couvert, est l’un des quartiers branchés de la capitale. Le quartier du centre conserve quelques vestiges de la première enceinte de Bruxelles du
XIIIe siècle, qui englobait le premier port de Senne, la collégiale romane, remplacée ultérieurement par la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, et le château ducal du Coudenberg (Quartier royal). Au centre de ce triangle se trouvent la Grand-Place de Bruxelles, le quartier de l’Îlot sacré (qui tire son nom de sa résistance aux projets de démolition), lui-même traversé par les Galeries royales Saint-Hubert, et le quartier de la Bourse, construit à l’emplacement d’un ancien couvent dont les
vestiges ont été mis au jour.
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Le Quartier Royal
Ainsi nommé parce qu’il abrite, d'une part, la place Royale, construite sous Charles-Alexandre de Lorraine sur la colline du Coudenberg, à l’emplacement de l’ancien palais des ducs de Brabant et dont certains niveaux de soubassement existent toujours, d'autre part, le Palais royal de Bruxelles, qui fait face au
Parc de Bruxelles de l’autre côté duquel se trouve le Parlement. En contrebas, la gare centrale et le
Mont des Arts où se trouvent la Bibliothèque royale de Belgique, le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, le Musée des instruments de musique, le
Musée Bellevue et les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.
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Le Quartier des Sablons
De la place royale, la rue de la Régence traverse les quartiers des
petit et grand Sablons, quartier huppé où se tient le marché des antiquités et au sein duquel les antiquaires, marchands d’art et autres commerces de luxe ont leurs magasins, non loin duquel se trouvait pourtant la Maison du Peuple de
Victor Horta. S'y trouvent également le
Palais d'Egmont et le Conservatoire royal de Bruxelles.
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Le Quartier des Marolles
À l’ombre du gigantesque
Palais de Justice s’étend le vieux quartier populaire des
Marolles (à ne pas confondre avec « la Marolle » que les puristes délimitent à 7 rues seulement). De la place de la Chapelle à la place du Jeu de Balle, où se tient depuis
1873 le marché aux puces quotidien, le long des
rues Haute et
Blaes, les brocanteurs et les commerces populaires cèdent depuis des années la place aux antiquaires, entraînant une profonde mutation du quartier. On y découvre la
Cité Hellemans, remarquable exemple des premiers ensembles de logements sociaux collectifs du début du
XXe siècle, construite en lieu et place des nombreuses impasses insalubres que comptait le quartier. La
Rue Haute, l'une des plus longues et des plus anciennes voiries de la ville qui suit le tracé d'une ancienne voie
gallo-romaine, longe ensuite l'hôpital Saint-Pierre, construit en
1935 à l'emplacement d'une
Léproserie, pour aboutir à la
Porte de Hal, seule rescapée de la série de
portes qui permettaient le passage à l'intérieur de la seconde enceinte de Bruxelles.
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Le Quartier Midi-Lemonnier
C’est au coeur de ce quartier, à l’endroit où se trouve aujourd’hui la place Rouppe, qu’était située dès
1839 la première gare bruxelloise à destination du sud, terminus de la
ligne du Midi, appelée
gare des Bogards, en souvenir du couvent du même nom à l’emplacement duquel elle était construite et auquel la rue des Bogards est de nos jours seule à faire référence. La présence d’une gare à cet endroit est l’explication de la largeur inhabituelle de l’actuel boulevard de Stalingrad, qui va de la place à la petite ceinture, débarrassé de ses voies ferrées depuis l’inauguration de la gare du Midi construite en-dehors du Pentagone en
1869. À la même époque, suite au voûtement de la Senne, le quartier voit la construction dans un style haussmannien des grands boulevards du centre, dont le boulevard Maurice Lemonnier, bordé par les places Fontainas et
Annesssens (emplacement de l’
ancien Vieux Marché) et par le
Palais du Midi.
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Le Quartier de la Senne
Les terrains alors humides et marécageux des alentours des actuelles rues de la Senne et des Fabriques étaient dès le
Moyen Âge occupés par des artisans. Un bras de la rivière traversait les remparts de la seconde enceinte à hauteur de la
Porte de Ninove par la
Petite Écluse qui servait de porte maritime. Une impasse de l’écluse a subsisté à cet endroit jusque dans les
Années 1960. Plus tard s’y sont installées des petites industries et de nombreuses
brasseries artisanales, aujourd’hui disparues, dont attestent encore les noms de la rue du Houblon et des deux Marchés aux Grains, l’ancien et le nouveau. La
Tour à Plomb, qui servait à la fabrication de plomb de chasse, calibré au travers d'un gabarit et refroidis durant leur chute, et la rue de la Poudrière témoignent également d’anciennes activités du quartier. Longtemps délaissé à la suite de la délocalisation des entreprises en dehors du centre, le quartier fait depuis quelques années l’objet d’un nouvel intérêt dû à la mode des
lofts aménagés dans les nombreux locaux industriels désaffectés. Les environs de la
Rue Antoine Dansaert, nouveau quartier branché, attire une nouvelle population jeune et aisée, en majorité néerlandophone. Ces deux nouvelles situations, qui ont pour conséquences la hausse des loyers, ne sont pas sans poser certains problèmes aux habitants moins favorisés du quartier.
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Le Quartier des Quais ou Quartier maritime
Ce quartier est celui de l’
ancien Port de Bruxelles, qui a joué longtemps son rôle de
ventre de la ville. Les bateaux en provenance de l’
Escaut y pénétraient par la
Porte du Rivage, à l’emplacement de l’actuelle place de l’Yser, pour rejoindre un des canaux dont chaque quai était réservé à un type de marchandises. Comblés au
XIXe siècle à l’ouverture du nouveau
Port de Bruxelles, les canaux sont remplacés par de larges boulevards dont les deux côtés conservent dans leurs appellations le souvenir de leur ancienne fonction : quai aux Briques, au Bois à Brûler, au Foin, à la Houille, à la Chaux, etc. ; ou des références aux activités commerciales du quartier : rue du Magasin, des Commerçants, Marché aux Porcs ou quai du Commerce. Le long des quais, de nombreuses maisons bourgeoises ayant appartenu à de riches marchands ont conservés les entrées cochères qui menaient aux entrepôts. Boulevard d’Ypres on rencontre encore des grossistes en produits alimentaires approvisionnés aujourd'hui par des camions qui ont remplacés les bateaux. Le quartier inclut également le
Béguinage de Bruxelles, avec l’église Saint-Jean-Baptiste et le remarquable
Grand Hospice Pachéco.
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Le Quartier Marais-Jacqmain
Rares sont les immeubles de l’ancien quartier du Marais qui, du boulevard Pacheco à la rue Neuve, ont échappé aux démolisseurs du
XXe siècle. Ils ont fait place à la Cité Administrative de l'État, aux imprimeries de presse, immeubles bancaires et galeries commerciales. La tendance actuelle, est de restituer au quartier sa mixité en y réaménageant des logements dans d’anciens immeubles de bureaux. Malgré l’aspect longtemps sinistré du quartier, la tradition du
Meyboom s’y est maintenue. Les anciens magasins Waucquez de
Victor Horta ont cependant pu être conservés et abritent aujourd’hui le Centre belge de la bande dessinée. Autre îlot préservé, la
place de Martyrs, éternellement en rénovation, sous laquelle sont inhumées les victimes des combats de
1830. De l’autre côté de la rue Neuve et de ses commerces, les boulevards Adolphe Max et Émile Jacqmain (où s’est installé en
2004, dans un nouveau bâtiment, le Théâtre national de Belgique), a conservé certaines façades du
XIXe siècle.
Le Quartier des Libertés
Le quartier des Libertés, situé entre le Parlement, la
Rue Royale et les boulevards de petite ceinture, portait au
XIXe siècle le nom de
Notre-Dame-aux-Neiges et était habité par une population en majorité ouvrière. La volonté des autorités d’assainir les parties insalubres de la ville conduisit à l’expulsion forcée de la population et à la destruction complète du quartier. Un nouveau quartier bourgeois sera entièrement redessiné durant le dernier quart du siècle. Le choix est fait d’y commémorer le souvenir de l’indépendance de la Belgique : places de la Liberté, des Barricades, rues de la Révolution, du Gouvernement Provisoire ou du Congrès. Les quatre rues qui donnent sur la place de la Liberté portent les noms des quatre libertés constitutionnelles, symbolisées par les quatre figures féminines qui entourent la
Colonne du Congrès : libertés de la Presse, des Cultes, d’Association et d’Enseignement. L’ensemble urbanistique éclectique est aujourd’hui l’un des mieux préservés du pentagone.
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Autres quartiers
Les quartiers du sud
À compléter
Les quartiers de l'est
Le Quartier européen
La parlement européen a été construit à proximité de la place du luxembourg. La gare qui y était installée ( Bruxelles-Luxembourg) est actuellement souterraine. Il n'en reste que l'ancienne façade sur la place
Le Quartier des squares
À compléter
Le Quartier du Cinquantenaire
À compléter
Les quartiers du nord
Laeken
Article détaillé : .Haren
Article détaillé : .Neder-Over-Heembeek
Article détaillé : .Jumelages
Liens internes
- Listes des bourgmestres de Bruxelles-ville
- Liste des rues de Bruxelles-ville
Liens externes