I>Télé |
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Pays d'origine | France |
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Langue | Français |
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Statut | Thématique nationale privée |
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Création | 4 novembre 1999 |
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Ancien nom | I>Télévision (1999-2002) |
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Slogan | « Là où ça se passe, 24H sur 24 (1999-2002) » « L'info en + (2002-2007) » « Toutes les infos,tout le temps (Actuel) » |
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Siège | 6, allée de la 2e DB75015 ParisTel : (33) (0)1 53 91 50 00Fax : (33) (0)1 53 91 51 45 |
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Site web | www.itele.fr |
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Diffusion |
Analogique terrestre | Non |
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Numérique terrestre | TNT Chaîne n° 16 |
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Bouquets satellite | CanalSat : Chaîne n° 40TPS : Chaîne n° 40 |
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Réseaux câblés | Noos : Chaîne n° 42MC Cable : Chaîne n° 80 |
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ADSL | Freebox TV : Chaîne n° 16Neuf TV : Chaîne n° 16Alice TV : Chaîne n° 16Club-Internet³ : Chaîne n° 16DartyBox TV : Chaîne n° 16Orange TV : Chaîne n° 16 |
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I>Télé (officiellement I>Télévision, telle que son autorisation est enregistrée au CSA) est une chaîne de télévision française d'Information en continu accessible gratuitement sur la TNT, le câble, le satellite et l'ADSL TV.
Historique de la chaîne
Le
4 novembre 1999 à 11h58, I>Télévision (I pour information) est officiellement lancée par
Pierre Lescure, quinze ans jour pour jour après la création de
Canal+. Avec
Christian Dutoit comme directeur général et Noël Couëdel pour diriger la rédaction, la nouvelle chaîne d'information en continu entend créer un lien de proximité avec les préoccupations des téléspectateurs de toute la France, en accordant une très large place aux images en provenance du terrain. Dotée d'un budget annuel de 160 millions de francs, la chaîne compte à sa création 170 salariés dont 37 jeunes journalistes reporters d'images répartis dans tout le pays et dotés de moyens numériques à la fois sophistiqués et légers (véhicules satellites, caméras compactes,...).
En 2001, en raison des bouleversements survenus au sein du groupe Canal+ (renforcement de la participation de Vivendi et départ de Pierre Lescure), la chaîne doit subir un plan social touchant un tiers de ses effectif, après de multiples critiques provenant de l'intérieur même de Canal+. La chaîne Canal+ doit alors se séparer de 99 postes (le groupe Canal+ compte alors 5 000 salariés en Europe, dont 2 500 en France ) alors que 71 postes sur environ 220 sont supprimés à I>Télévision. La fusion des rédactions de la chaîne info et de Canal+ permet à de nombreux journalistes de la chaîne cryptée de rejoindre alors I>Télévision, parmi lesquels Bruce Toussaint.
Le 23 mars 2001 , après que Noël Couëdel ait quitté la chaîne pour la station RTL, le directeur général Christian Dutoit, nomme à la direction de la rédaction Jacques Jublin, (éditorialiste économique sur la I>Télévision depuis la création de la chaîne, ancien directeur de la rédaction de La Tribune et rédacteur en chef de L'Expansion), avec à ses côtés Bernard Zekri Ouidir (directeur adjoint de la rédaction de Canal+ depuis juin 1999 , ancien producteur de musique rap, proche des fondateurs du journal Actuel et de Radio Nova), « détaché à I>Télévision » pour faire évoluer le concept de la chaîne.
Après le départ de Christian Dutoit pour le groupe audiovisuel Expand, la direction générale de la chaîne est confiée en juin 2001 à Jean-Claude Pâris, un ancien responsable de Canal+ Belgique. Bernard Zekri Ouidir est alors nommé directeur de la rédaction d'I>Télé. À la fin de l'année 2001, Norbert Balit rejoint la chaîne comme directeur général adjoint, poste qu'il occupera jusqu'en mai 2004 .
Le 9 septembre 2002 , la chaîne change de logo et d'habillage et est rebaptisée I>Télé.
Le 9 mai 2005 , la chaîne est retenue par le CSA pour l'offre gratuite de la TNT. Elle est accessible sur le canal n° 16 depuis le 14 octobre 2005 (lancement officiel à 19h20).
En septembre 2005 , Jean-Claude Pâris est remercié par le groupe Canal+ pour être remplacé par Valérie Lecasble.
En 2007, alors que la chaîne avait été reprise jusqu'ici dans les offres concurrentes (bouquet satellite TPS, les réseaux câblés et ADSL), I>Télé refuse d'être diffusée dans la nouvelle formule du bouquet AB-sat (AB Groupe) devant être lancée à la fin de l'année, laquelle reprend la quasi totalité des chaînes TNT.
La chaîne prévoit de mettre à l'antenne en juin 2008 un nouvel habillage (génériques, logos, apparences visuelles, effets spéciaux vidéo,...) modernisé et plus dynamique en images de synthèse de type 3D. Cette évolution survient au moment où sa concurrente BFM TV, qui a choisit ce type de formule depuis sa création, recueille un succès d'audience et entame la place de leader revendiquée d'I>Télé.
Rumeurs de rapprochement
Avec l'américaine CNN
En
décembre 2001 , un accord entre I>Télévision et
CNN, la première chaîne américaine, a été évoqué par la presse, sans qu'une déclinaison « I-CNN » sur le principe de CNN+ en Espagne ne soit effectivement crée.
Avec le groupe M6
À l'été
2005, le groupe
M6 se dit intéressé par une reprise d'I>Télé en raison de la montée en puissance de l'information sur la sixième chaîne.
En
février 2006 , après l'annonce de la fusion-absorption de TPS par
CanalSat,
Lagardère Active se dit intéressé par la reprise de la filiale du groupe Canal+.
Avec LCI du groupe TF1
Selon
Le Journal du dimanche du
15 avril 2007, les dirigeants de
TF1 et de
Canal+ étudieraient la possibilité d'une fusion de leurs chaînes d'information en continu
LCI et I>Télé. Le relatif succès de
BFM TV - qui lancera une nouvelle version le
15 mai 2007 - inquièterait en effet les dirigeants des deux groupes : la nouvelle chaîne d'information en continu réalise d'assez bonnes audiences sur la TNT, malgré un budget annuel de seulement 15 millions d'euros. Un autre argument stratégique en faveur de ce scénario repose sur le fait qu'I-Télé reste la seule chaîne gratuite de Canal+, groupe spécialisé dans la télévision payante, ce qui n'est pas parfaitement conforme à sa stratégie globale. Le lendemain,
Patrick Le Lay, le président du groupe TF1 a démenti l'information : « La fusion avec iTélé n'est pas à l'ordre du jour. Il n'y a pas de projet de fusion aujourd'hui ». Il convient de rappeler que quelques semaines avant l'annonce officielle de la fusion de
TPS et
Canalsat, la direction de
TF1 avait également démenti toute opération de ce type.
Toutefois, après le départ de Patrick Le Lay du groupe TF1, ce projet refait surface le 22 février 2008 : le quotidien Le Monde précise ainsi que « certains à TF1 n'excluent pas de relancer des discussions pour un rapprochement de LCI avec l'une ou l'autre de ses concurrentes de la TNT gratuite, I>Télé ou BFM TV ».
Émissions actuelles
- Index des émissions ayant été diffusées sur I>Télé
Sessions d'information
- I>Matin : 6h30 - 9h du lundi au vendredi 8h - 10h le samedi et le dimanche
- I>Actu : 12h - 14h du lundi au vendredi
- 1 h 30 chrono : 18h - 19h30 du lundi au jeudi
- Info Soir : 22h - 00h du lundi au vendredi
Magazines quotidiens
- La polémique à 12h35
- Le journal de l'international à 17h40
- C'est vous qui le dites à 19h15
- N'ayons pas peur des mots à 19h35 (produit par la société Caméra Subjective, d'Alexandre Amiel)
- Le journal de l'économie à 20h35
Magazines hebdomadaires
- Ça se dispute
- I>Politique
- Y'a pas que le CAC
- I>Éco
- Ça chauffe !
- Les politiques en chiffres (émission mensuelle)
Présentateurs actuels
Présentateurs des tranches d'information
- I>Matin
- Laurent Bazin, Nathalie Iannetta & Thomas Joubert (les journaux) (du lundi au jeudi) - Aymeric Caron & Frédérique Chapuis (les journaux) (du vendredi au dimanche)
- I> Actu
- Olivier Benkemoun & Valentine Desjeunes (les journaux)
- 1 h 30 chrono
- Thomas Hugues & Maya Lauqué (les journaux)
- Info Soir
- Nicolas Charbonneau & Priscilia de Selve (les journaux)
Présentateurs des journaux
Présentateurs de journaux en semaine |
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Du lundi au jeudi : 6h-10h | Thomas Joubert |
Du lundi au vendredi : 10h-12h | Valérie Casanova / Bertrand Hadet |
Du lundi au vendredi : 12h-15h | Valentine Desjeunes |
Du lundi au vendredi : 15h-18h | Sophia Synodinos / Alexandre Ifi |
Du lundi au vendredi : 18h-22h | Maya Lauqué |
Du lundi au vendredi : 22h-24h | Priscilia de Selve |
Présentateurs de journaux du week-end |
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Les journaux du matin | Frédérique Chapuis |
Les journaux de l'après-midi | Claire-Elisabeth Beaufort / Valérie Khong |
Les journaux du soir | Alexandra Deniau / Sonia Chironi |
Présentateurs remplaçants |
Julie Brunissen Franck Dalmat | Benjamin Petrover Caroline du Saint | Valentine Lopez |
Présentatrices météo |
Tania Young | Sophie Neumayer |
Présentateurs actuels des magazines
Magazines quotidiens
Jean-Jérôme Bertolus | La polémique | Du lundi au vendredi à 12h40 et 13h40 |
Samuel Etienne | N'ayons pas peur des mots | Du mardi au vendredi à 19h34 et 21h30 |
Claire Fournier (Dauphin d'or 2008 du meilleur journaliste économique) | Le journal de l'Économie | Du lundi au jeudi à 20h45 |
Patricia Loison | Le journal de l’international | Du lundi au vendredi à 17h40 et 21h15 |
Magazines hebdomadaires
Céline Bracq | I>Éco | Le vendredi à 20h45 |
Benjamin Dard | Y a pas que le Cac | Le vendredi à 16h35 |
Philippe Dana | I>Cinéma | Le mardi à 15h35 |
Florence Dauchez | À juste titre | Le vendredi à 15h35 |
Victor Robert | Ça se dispute | Le vendredi à 11h35 |
Valérie Astruc | Sans interdit | Le mercredi à 16h15 et 17h15 |
Christophe Beaugrand | I>Net | Le vendredi à 16h15 |
Thomas Hugues | Ça chauffe | Le vendredi à 15h15 |
Thomas Hugues | Le franc parler | Le lundi à 19h30 |
Michel Dumoret | I>Politique | Le dimanche à 20h40 |
Beaucoup de mouvements au niveau des présentateurs
Des départs en chaîne
À partir du
25 septembre 2005 ,
Marie Drucker, qui présentait les journaux de Canal+, rejoint
France 3 pour présenter
Soir 3. Peu après,
Jean-Alexandre Baril(les journaux du Week-end) et Stéphanie de Muru (les journaux) quittent I>Télé pour participer à la création de la chaîne d'info concurrente
BFM TV.
Lors du lancement de la nouvelle grille de programmes « recentrée sur l'info » par Valérie Lecasble, le 17 mars 2006 , plusieurs émissions sont supprimées dont celles de Jacques Chancel (I>Chancel) et de Marc Ferro (I>Europe) suite à une étude auprès des téléspectateurs.
L'émission I>Match, présenté par le directeur de la rédaction de Paris Match, Alain Genestar est supprimée en 2005 (peu après Alain Génestar sera renvoyé par le propriétaire de l'hebdomadaire, Arnaud Lagardère, pour avoir publié une photo illustrant les déboires conjugaux de Nicolas Sarkozy, qui aurait fortement déplu à ce dernier).
En juin 2006 , Harry Roselmack (le journal du midi sur Canal + et la Grande Édition 18h) rejoint TF1 et LCI pour devenir le joker de Patrick Poivre d'Arvor, présenter le magazine hebdomadaire Sept à huit avec Anne-Sophie Lapix et un journal de 30 minutes du lundi au jeudi à 18h sur LCI.
En Juillet 2006, Guillaume Durand (la Grande Édition, la suite 18h30-19h30) quitte la chaîne pour respecter la clause d'exclusivité avec France 2.
Christophe Barbier (L'édito politique et Ça se dispute) rejoint quant à lui LCI pour y présenter un éditorial et une interview tous les matins.
Enfin l'émission Postface disparait de l'antenne à la fin de la saison 2006, d'où le départ non-volontaire de Laurent Seksik (ex-journaliste du magazine L'Express).
En septembre 2007 , anticipant le plan de départs volontaires et de réduction des coûts entrepris par la direction de la chaîne, Sophie Brunn responsable des sujets économiques et qui a créé et présenté le magazine "Y'a pas que le Cac", rejoint la rédaction de France 2. De plus, les journalistes Cyprien D'Haese et Thomas Zribi (présents depuis le lancement de la chaîne en 1999) rejoignent la société de production et Agence CAPA à l'occasion du plan de départs de la rentrée 2007; la société des journalistes (SDJ) de la chaîne ayant été réactivée durant cette même période.
À l'occasion du plan de départ organisé par la direction, fin Novembre 2007, Stéphanie Renouvin, une autre présentatrice vedette d'I>Télé annonce quitter la chaîne et le groupe Canal+.
En mars 2008 , la journaliste Tania Young, présentatrice météo et chroniqueuse dans 1 h 30 chrono, a quitté la chaîne I>Télé pour rejoindre France 2, afin d'y remplacer Patrice Drevet.
Le 5 mars 2008 , la direction d'I>Télé a annoncé qu'Aymeric Caron, présentateur des matinales du week-end, quitterait la chaîne d'ici la fin de la saison, « de sa propre initiative » et dans le cadre du plan de départs volontaires engagé en 2007. En décembre 2007 , lorsqu'Émilie Besse a rejoint Canal+, Aymeric Caron avait diffusé un florilège de l'émission I>Matin Week-end pour rendre hommage à la journaliste, provoquant une réaction de la société des journalistes (SDJ) qui avait fait part de son mécontentement à la direction de la chaîne. En septembre 2007 , le même journaliste s'était vivement opposé à Nadine Morano, alors porte-parole officielle de l'Union pour un mouvement populaire.
Quelques arrivées
À partir d'
Août 2006,
Thomas Hugues qui arrive de
TF1 et
LCI, présente
1 h 30 chrono du lundi au vendredi de 18h à 19h30, aux côtés de Claire-Élisabeth Beaufort. Il reprend la tranche d'
Harry Roselmack et
Guillaume Durand. A partir de mai 2006, Nicolas Domenach, journaliste à
Marianne présente
l'Édito Politique dans
I>Matin et débat avec
Éric Zemmour (en remplacement de Christophe Barbier parti à LCI), dans
Ça se dispute.
Enfin, deux animateurs de Canal+ collaborent à I>Télé, depuis la rentrée de septembre 2006 : Florence Dauchez (+ Clair ) pour son rendez-vous hebdomadaire À juste titre et Ariel Wizman (Tentations.07 ) pour son émission hebdomadaire Idées fortes.
Des animateurs d'I>Télé approchés par d'autres chaînes
Plusieurs visages de la chaîne ont été contactés par d'autres chaînes de télévision :
Laurent Bazin a été contacté pour remplacer
Laurent Delahousse à la présentation de
Secrets d'actualité sur
M6, mais il a préféré rester sur I>Télé. De même, pour ne pas rater les élections présidentielles,
Samuel Etienne a refusé la proposition de
France 3, qui lui avait proposé d'animer le nouveau talk-show culturel quotidien
Ce soir (ou jamais !) finalement confié à
Frédéric Taddéi.
Une arrivée annulée et un refus
À l'automne
2005, Christophe Hondelatte, qui devait animer un débat quotidien ou animer
la Matinale, renonce à rejoindre la chaîne pour respecter une clause d'exclusivité avec
France 2 et continuer son travail sur
RTL car il avait « choisi d'honorer sa maison » RTL.
Selon l'hebdomadaire Télé 7 Jours du 13 octobre 2007 , Étienne Mougeotte aurait été sollicité par I>Télé pour rejoindre l'équipe de chroniqueurs de l'émission N'ayons pas peur des mots. Mais l'ancien directeur d'antenne de TF1 aurait refusé cette proposition « pour ne pas fâcher TF1, ou parce qu'il est trop occupé par Le Figaro Magazine ».
Audiences
Voir l'article Audience (média) à propos de la mesure de l'audience et ses limites. Des débuts décevants sur la TNT
Une audience inférieure à sa jeune concurrente BFM TV
Dévoilées dans le journal
Le Monde daté du 23 février
2006, les premières audiences d’I>Télé sur la TNT sont très décevantes : créée en
1999 et lancée sur la TNT le
14 octobre 2005, la filiale de
Canal+ est dépassée par sa jeune concurrente
BFM TV, créée le
28 novembre 2005.
En février 2006, BFM TV est la première chaîne d’information en continu sur la TNT avec 0,7 % de part d’audience (pourcentage des personnes regardant la chaîne par rapport au nombre total de personnes regardant la TNT à un moment donné) en moyenne contre 0,5 % pour I>Télé et avec un audience cumulée (pourcentage de personnes ayant regardé la chaîne au moins une seconde dans la semaine par rapport au nombre total de personnes de 4 ans et plus ayant accès à la TNT) de 27,4 % (soit 900 000 téléspectateurs) en moyenne pour BFM TV contre 25,7 % (soit 850 000 personnes) pour I>Télé.
Lors de la deuxième mesure d’audience en Juillet 2006, BFM TV parvient à se maintenir comme la chaîne d'information numéro 1 sur la TNT devant I>Télé, qui continue à se proclamer "première chaîne d'information en France", en additionnant artificiellement les audiences de tous les supports.
Auto-proclamation en "première chaîne d'information en France"
Dans une campagne lancée début
Mai 2006, I>Télé se proclame pourtant "première chaîne d'information en France" en additionnant artificiellement les audiences de la TNT (où
BFM TV arrive en tête) et celle du câble et du satellite (dominé par LCI). La direction I>Télé annonce ainsi une couverture hebdomadaire de 7,3 millions de téléspectateurs (supérieure de 27 % à LCI, 55 % à BFM TV et 67 % à
EuroNews) et une part de marché moyenne (sur tous les supports) de 0,5 %. Mais ce slogan est considéré comme abusif par de nombreux professionnels, LCI étant absente de la TNT gratuite et BFM TV n’étant pas reprise par tous les réseaux câblés et satellites, contrairement à I>Télé : son audience globale est mécaniquement plus forte par rapport à ses deux concurrentes, puisqu’elles ne sont pas présentes sur tous les supports.
Retrait de l’étude Mediacabsat
En
Juillet 2006, I>Télé se retire de l’étude Mediacabsat de Médiamétrie (qui mesure les audiences sur le câble et le satellite), alors qu’elle y avait toujours participé. Cette étude désignait LCI comme la première chaîne d’info du câble et du satellite, avec une part de marché deux fois plus importante que celle d’I>Télé.
La direction de la chaîne justifie ce choix par l’importance croissante de la TNT (où elle est pourtant toujours dépassée par BFM TV). Mais ce marché ne concernait en Mai 2006 qu’environ 2,8 millions de foyers contre environ 7,5 millions de foyers pour le câble, le satellite et l'ADSL TV, selon l’institut GfK. Cependant fin 2006, la TNT s’est grandement développée : toujours selon l’institut GfK, 6 825 000 récepteurs TNT avaient été vendus ou loués depuis le lancement de la TNT en Mars 2005 (19 % des foyers français seraient équipés), auquel il faut ajouter plus de 2,1 millions de boîtiers ADSL TV, intégrant les chaînes de la TNT.
Renversement de la tendance
I>Télé dépasse BFM TV
En
Octobre 2006, une nouvelle étude Médiamétrie sur les audiences de la TNT change la donne. I>Télé passe devant BFM TV : elle obtient une part d’audience de 0,7 % en moyenne contre 0,5 % pour BFM TV. L’audience cumulée de la chaîne atteint 21,9 % en moyenne contre 21,7 % pour BFM TV.
Fin Janvier 2007, la nouvelle enquête Médiamétrie (mois de novembre et décembre 2006) nuance la position dominante d’I>Télé face à BFM TV. Si la chaîne info du groupe Canal + obtient une part de moyenne de marché de 0,8 % contre 0,5 % pour BFM TV, I>Télé et BFM TV sont en revanche à égalité en termes d’audience cumulée : 22,1 % chacune (chaque jour, 1 610 000 des 7 285 000 personnes âgées de 4 ans - 3 167 000 foyers - recevant la TNT regardent la chaîne au moins une seconde).
Le cap de 1 % d'audience franchi ?
Sur la période du mois de février 2007, I>Télé annonce avoir franchi pour la première fois de son existence le cap de 1 % de part d'audience sur la TNT, ce qui signifierait un doublement de son audience sur un an. I>Télé annonce une couverture hebdomadaire globale auprès des personnes de 4 ans et + ayant accès à la chaîne (quel que soit le support) de 9,8 millions téléspectateurs et de 2,6 millions d'individus de la catégorie CSP +.
Fin Avril 2007, la nouvelle étude Médiamétrie portant sur les mois de janvier, février et Mars 2007 indique un part d'audience sur la TNT de 0,9 % pour I>Télé contre 0,7 % pour BFM TV. L'audience cumulé quotidienne est identique pour les deux chaînes : 24 % des 9,8 millions de personnes ayant accès à la TNT, soit 2,4 millions de personnes, regardent la chaîne au moins une fois dans la journée.
Outre le slogan de "première chaîne d'information en France", I>Télé revendique également la position de "première chaîne de la TNT en chiffre d'affaires brut". La chaîne annonce en effet avoir diffusé 10 386 spots sur son antenne en février 2007 (contre 6 364 sur LCI), pour le compte de 161 marques (contre 128 pour LCI et 71 pour BFM TV).
Mais I>Télé ne peut se contenter de faire coude-à -coude avec BFM TV. Son budget annuel de près de 40 millions d’euros est deux fois supérieur à celui de sa concurrente. De plus, après 7 années d'existence, I>Télé "ne souhaite pas communiquer sa prévision de rentabilité" a avoué sa directrice générale Valérie Lecasble lors de la conférence de presse de Septembre 2006, alors que LCI est rentable depuis 2004, et BFM TV à l'équilibre depuis Septembre 2006.
Cependant, en Octobre 2007,Valérie Lecable, directrice générale de I>Télé déclare au magazine l'Express que son objectif consiste à "trouver l'équilibre en 2009". L'Express explique qu'avec 6,9 millions d'euros engrangés au mois de septembre, la chaîne serait "dans ses prévisions et espère 18,7 millions sur l'année". Des chiffres qui correspondraient avec les objectifs aboutissant à l'équilibre visé pour en 2009.
En avril 2007 à la télévision, BFM TV repasse devant I>Télé
Selon le blog de
Jean-Marc Morandini qui dévoile une étude confidentielle de Médiamétrie, BFM TV devancerait nettement sa concurrente I>Télé à partir de
avril 2007 à la télévision, avec 1 % de part de marché contre 0,8 % I>Télé.
Le 11 juillet 2007 , Médiamétrie place à égalité BFM TV et I>Télé pour le mois de juin 2007 avec une part d'audience sur la TNT de 0,8 % chacune BFM TV dispose d'un léger avantage en terme d'audience cumulée quotidienne avec 24,1 % contre 23,4 % pour I>Télé. Le 5 août 2007 , Médiamétrie place BFM TV à 1 % de part de marché, contre 0,8 % pour I>Télé, avec une audience cumulée quotidienne de 22,6 % pour BFM TV contre 21,5 % pour I>Télé.
Cette tendance se confirme en août 2007 à la télévision puisque dans son étude couvrant la période du 30 juillet 2007 à la télévision au 2 septembre 2007 à la télévision, Médiamétrie place BFM TV devant sa concurrente avec une part d'audience de 0,9 % contre 0,7 % pour I>Télé et une audience cumulée de 20,4 % contre 19,6 % pour I>Télé. La direction de BFM TV exploite alors à son tour à l'antenne, le slogan "Première chaîne d'info sur la TNT" alors qu'I>Télé maintient son slogan "Première chaîne d'info de France" (en considérant une combinaison des audiences du câble, du satellite, de la TNT et de l'ADSL).
Déçue des résultats d'audiences de 2007 tant sur la TNT que pour le câble et le satellite, le 24 septembre 2007 à la télévision, Valérie Lecasble, directrice générale d'I>Télé a demandé à la société Médiamétrie, de « fusionner » l'ensemble des études (Mediamat, TNT et Médiacabsat), estimant que seule une « audience globale » était pertinente. À ce jour, Médiamétrie mesure pas l'audience de la totalité des médias de manière séparé (sauf l'IPTV et Internet). On notera qu'I>Télé avait déjà refusé de participer à la mesure d'audience Mediacabsat (sa concurrente LCI restant largement en tête) et que cette nouvelle demande de "fusion" des audiences survient après que la concurrente BFM TV la devance depuis plusieurs mois sur la TNT. Cette demande à Médiamétrie démontre que le "classement" exploité par I>Télé ("première chaîne d'info en France") consistant à additionner les audiences des différents supports ne repose actuellement sur aucune étude.
La compétition s'intensifie
À compter de janvier 2008, sa concurrente
BFM TV intensifie encore sa communication avec une campagne publicitaire dans la presse, présentant BFM TV comme la « 1
re chaîne d'info sur la TNT » avec 11 224 370 téléspectateurs par semaine. La semaine suivante, l'institut Médiamétrie confirme la tendance des audiences pour la TNT :
BFM TV reste devant I>Télé et creuse même légèrement son écart par rapport au mois précédent (alors que pour l'audience « tous supports TV », I>Télé reste en tête sans progression notable face à sa concurrente). L'égalité de part d'audience concernant tous les modes de télédiffusion (analogique, TNT, câble et satellite) se confirme avec 0,3% pour les deux chaînes, selon Médiamétrie. Cette égalité se confirme pour le mois suivant avec même un affaiblissement de l'audience TNT de I>Télé (0,5% contre 0,6% en décembre 2007).
I>Télé rattrapée par BFM TV
Alors que le slogan « chaîne d'info n°1 » est toujours utilisé à l'antenne, I>Télé subit en février 2008 , un sensible affaiblissement de son audience. Non seulement sa concurrente BFM TV confirme sa position sur la TNT avec une large avance sur I>Télé (0,7 % de part de marché contre 0,4 %) mais la chaîne fait désormais un score identique à celui d'I>Télé (0,3 % de part de marché) sur l'ensemble des modes de diffusion. Cette tendance se confirme en
mars 2008 : même si I>Télé (0,5 %) réduit faiblement l'écart qui la séparait de
BFM TV (0,7 %) le mois précédent sur la TNT, sa concurrente reste à égalité de l'audience « tous moyens de réception » avec 0,3 %. Pour maintenir son slogan « N°1 des chaînes d'info », I>Télé ne peut exploiter désormais que l'addition du nombre de téléspectateurs touchés.
Polémiques
Retrait d'un édito de Laurent Bazin : censure ou auto-censure ?
Voir aussi l'article Laurent Bazin.Du 25 octobre 2006 au 24 janvier 2007, Laurent Bazin a publié un Blog sur l'actualité. Ce blog était extérieur à I>Télé mais disposait d'un lien sur le site internet de la chaîne.
À la demande de la direction d'I>Télé, Laurent Bazin a supprimé l’un de ses éditos publié sur son blog le 6 décembre 2006. Le texte retiré évoquait un déjeuner collectif entre la direction de la rédaction de I>Télé, ses journalistes politiques et Nicolas Sarkozy (ministre de l'intérieur, président de l'UMP et candidat aux élections présidentielles françaises de 2007). Selon le récit de Laurent Bazin, Nicolas Sarkozy se serait plaint ouvertement de « ne pas être épargné » par la chaîne d’info. Il critique en particulier une journaliste politique (Valentine Lopez) qu’il appelle « la petite, là », assise à sa gauche. Devant la direction de la chaîne, il aurait ensuite remis ouvertement en question l’objectivité de l'ensemble des journalistes français qu’il définit sociologiquement comme « 2/3 à gauche, 1/3 à droite ». Suivent des propos de campagne assez généraux doublés d’une auto-promotion. À noter : le récit reste disponible dans la base de donnée du blog.
Sur son blog, Laurent Bazin a expliqué le retrait de cet édito le 7 décembre 2006 : "En réponse aux internautes qui s'interrogent sur la disparition de mon blog hier : je l'ai retiré (l'édito intitulé "Nicolas Sarkozy dans son assiette" NDLA) à la demande de la direction de I>Télé (dont je suis salarié) et qui ne souhaite pas que le contenu de ce déjeuner collectif avec Nicolas Sarkozy soit publié. Je le regrette." Cette suppression aurait été exigée par la directrice générale de la chaîne I>télé Valérie Lecasble en accord avec le directeur de la rédaction Bernard Zekri Oudir. Si Laurent Bazin dément, la communauté des bloggeurs qualifiera ce retrait de véritable censure. .
Le 24 janvier 2007, Laurent Bazin annonce sa décision de fermer son blog.
Moins d'un an plus tard, Bernard Zekri Oudir, directeur de la rédaction - faisant le bilan de la campagne médiatique - qualifiera Nicolas Sarkozy de « Jimmy Hendrix de la com. Un virtuose »
La polémique autour d'une interview de Youssouf Fofana
Fin février 2006, I>Télé annonce sur son antenne un « scoop ». Frank-Olivier Boli, correspondant en Côte d'Ivoire de l'émission
I>Afrique, parvient, dans des circonstances bien étranges, à obtenir l'interview exclusive de l'assassin et tortionnaire présumé (
Affaire Ilan Halimi) : Youssouf Fofana (ce qui est totalement illégal en
France).
Cette diffusion fera l'objet de violentes polémiques en raison des questions journalistiques, morales et déontologiques qu'elle pose : au lieu d'interroger ses avocats, doit-on exploiter l'Interview d'un prisonnier durant une garde à vue, du simple fait que cela se déroule à l'étranger ? De plus, la direction de la chaîne a remis une copie de l'enregistrement complet de l'interview aux forces de police françaises. Au-delà de la question journalistique, cette diffusion a eu de considérables répercussions, notamment à l'égard de la communauté juive et de la famille de la Victime.
En Mars 2006, une plainte est déposée du fait d'un lourd soupçon de Corruption (un commissaire de police aurait été rétribué) pour avoir négocié et payé l'accès à Y. Fofana lors de sa garde à vue en Côte d'Ivoire. Le 30 octobre 2006, à l'antenne de la station Europe 1, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy déclare, concernant la décision d'I>Télé de diffuser la vidéo de Y. Fofana : "Quand je vois une chaîne qui a assez peu de morale pour diffuser, dans l'affaire Ilan Halimi, une interview du chef du gang, Youssef Fofana. Je m'interroge sur les rôle des médias. Donner la parole aux criminels plutôt qu'aux victimes, cela veut dire que nous n'avons pas les mêmes valeurs... ". En pleine période pré-électorale, le futur candidat et président de l'UMP semble préciser comment la chaîne d'information de Canal+ doit se comporter et respecter une certaine éthique journalistique.
Bipolarisation excessive des chaînes infos lors de l'élection présidentielle française de 2007
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel applique les textes de loi et réglementaires pour la période électorale de 2007. Des règles particulièrement précises et contraignantes sont en vigueur pour la répartition du temps de parole et du temps d'antenne dans le cadre de l'élection présidentielle française de 2007.
Temps de parole : la durée totale de reprise à l'antenne des paroles prononcées par l'un des candidats ou l'un de ses soutiens. Temps d'antenne : la durée totale de tout propos (y compris journalistique) concernant un candidat ou ses soutiens. Dans la première phrase de la campagne électorale, du 1er décembre 2006 au 19 mars 2007, le temps de parole et le temps d'antenne à la télévision et à la radio des candidats étaient régis sur le principe de "l'équité" : leur temps de parole est alors fonction de leur représentation sur l'échiquier politique.
Du 20 mars au 8 avril 2007, le principe d'égalité du temps de parole s'applique (de chaque candidat et des ses soutiens). De plus, l'équité du temps d'antenne est alors observée en fonction de la représentation politique.
À partir du 8 avril, avec le début de la campagne officielle, le principe "d'égalité" absolue du temps de parole et du temps d'antenne est appliqué : tous les candidats (la liste officielle ayant été publiée) disposent d'une stricte égalité dans la durée du temps de parole et du temps d'antenne à des créneaux horaires de diffusion similaires.
Le 19 février 2007, le CSA a observé l'ensemble des chaînes soumises au respect de la loi en matière d'élections. Parmi d'autres, les chaînes d'information i-télé, LCI et BFM TV ont fait l'objet d'observations mettant en évidence, la même tendance que sur les chaînes hertziennes à une "bipolarisation excessive" du temps de parole en faveur de Nicolas Sarkozy (candidat de l'UMP) et de Ségolène Royal (candidate du PS). Les membres du Conseil supérieur de l'audiovisuel ont reçu à leur demande LCI et BFM TV qui, comme i-télé, avaient consacré trop de temps de parole aux deux principaux candidats au détriment des autres candidats à l'élection présidentielle française de 2007.,
LCI et BFM TV (mais pas i-télé) se sont alors engagées devant le CSA à prendre sans délai des mesures "significatives" pour corriger les déséquilibres de temps de parole entre les différents candidats à l'élection présidentielle française de 2007.
Le 19 avril 2007, le CSA a publié le relevé des temps de parole des candidats et de leurs soutiens dans les programme des chaînes françaises pour la période du 20 mars au 8 avril . Sur I>Télé, Nicolas Sarkozy et ses soutiens ont bénéficié d'un temps de parole nettement supérieur à celui des autres candidats : 5h30 de durée totale contre, par exemple, 4h24 pour Philippe de Villiers, 4h21 pour José Bové ou encore 4h11 pour Jean-Marie Le Pen. En revanche, dans cette publication, le CSA observe que les chaînes concurrentes LCI et BFM TV ont observé un écart sensiblement plus équitable (réduit) entre les temps de parole des différents candidats.
Organisation polémique d'un débat lors de l'élection présidentielle française de 2007
Entre les deux tours de l'élection présidentielle française de 2007, un débat devant être organisé entre
Ségolène Royal (PS) et
François Bayrou (UDF/Mouvement Démocrate) a fait l'objet d'une succession d'annulations et d'une violente polémique relative à "des pressions" présumées qu'aurait subi le groupe
Canal+ de la part du candidat UMP (
Nicolas Sarkozy) pour son annulation. Le 27 puis le 28 avril 2007, les chaînes
Canal+ et i-télé ainsi que la station de radio
France Inter auraient dû organiser et diffuser ce débat sur leurs antennes. Le groupe
Canal+ (à qui appartient i-télé) a renoncé à ce débat après - selon ses déclarations - avoir pris contact avec le CSA, lequel aurait déconseillé cette émission pour des motif d'équilibre de temps de parole et d'antenne. Selon les deux protagonistes Ségolène Royal et François Bayrou, des pressions de la part de Nicolas Sarkozy auraient eu lieu durant les 48 heures précédant ce débat. Ce dernier aurait refusé de bénéficier du ré-équilibrage "légal" ultérieur en sa faveur, relatif au temps de parole et d'antenne exploité par Ségolène Royal.
Pour sa part, dans un communiqué daté du 27 avril 2007, le Conseil supérieur de l'audiovisuel dément que Canal+/I>Télé l'auraient consulté sur cette question et souligne la liberté éditoriale de ces chaînes. Ce démenti démontre que la décision d'annulation du débat provient de la direction de Canal+/I-Télé. Après la publication de ce démenti, la direction de Canal+ (Rodolphe Belmer) a justifié cette décision : selon lui, Canal+ ne disposerait pas de suffisamment de temps d'antenne en clair à proposer à Nicolas Sarkozy pour le ré-équilibrage de son temps de parole (note : cette justification n'a toutefois pas de sens pour I-Télé laquelle est diffusée en clair).
Suite au refus de Canal+ et au démenti du Conseil supérieur de l'audiovisuel, au cours de la même journée, on apprenait que le débat télévisé aurait bien lieu le samedi 28 avril 2007, mais désormais sur la chaîne concurrente BFM TV et la station de radio RMC, lesquelles auraient proposé son organisation et sa diffusion sur leur antenne.
Non-respect des règles en matière de Publicité et de coupures publicitaires
Le
3 mai 2007 à la télévision, le Conseil supérieur de l'audiovisuel a adressé une lettre à I>Télé, pour la rappeler à l'ordre à propos de ses obligations quant aux règles en matière de coupures publicitaires, en particulier au paragraphe I de l'article 15 du décret du
27 mars 1992 , qui oblige les chaînes de télévision à laisser une période d'au moins vingt minutes entre deux pauses publicitaires lors d'une même émission. Le CSA a constaté que la chaîne avait enfreint cette réglementation lors de l'émission
I>Matin.
Le CSA a également adressé, après deux rappels à l'ordre, une mise en demeure à la chaîne concurrente BFM TV pour les mêmes motifs. Le 13 novembre 2007 , le CSA a adressé un courrier à i>Télé et aux autres chaînes d'information nationales pour leur demander de respecter les règles concernant l'insertion de messages publicitaires durant les émissions. Le CSA a tenu à rappeler les règles concernant le sponsoring et a demandé à I>Télé, de ne plus diffuser d'écrans publicitaires composés d'un unique spot, conformément aux textes en vigueur en France.
Suppression de magazines, recentrage sur l'info et plan d'économie avec 14 départs
Dans une interview au quotidien
Le Parisien -
Aujourd'hui en France le
11 juin 2007 à la télévision,
Valérie Lecasble, directrice générale de la chaîne, annonce qu'I>Télé va se recentrer à la rentrée de
septembre 2007 à la télévision sur l'actualité (avec notamment la mise en place de sessions d'information à la mi-journée et entre 22h et minuit) au détriment des rendez-vous magazines. Deux émissions devraient ainsi faire les frais de ce recentrage :
Le journal de l'international de Patricia Loison et
Le journal de la culture d'Olivier Benkemoun qui se transformeront en simple chronique dans ces nouvelles sessions d'information. En revanche, les rendez-vous récurrents de type
talk (débats, entretiens, dialogues...) ne seraient pas concernés par ces restrictions.
Cette annonce a été réalisée une semaine après la mise en place de la nouvelle formule de BFM TV, concurrente d'I>Télé sur la télévision numérique terrestre française.
Le 30 juin 2007 , Valérie Lecasble, la directrice générale d'I>Télé, a présenté en comité d'entreprise un plan d'économie accompagné d’un recentrage sur l’information. Quatorze départs volontaires (sur 145 salariés) ont notamment été programmés, afin de réaliser 6 millions d’euros d’économie pour un budget annuel de 37 millions d’euros en 2007 (contre 42 millions d'euros en 2006).
I>Télé a déjà connu deux plans sociaux, en juin 2001 lors de la fusion Vivendi-Canal+ et en mars 2003 .
Valérie Lecasble prévoit une hausse de 60 % des recettes publicitaires pour 2007, mais ne programme le retour à l’équilibre du budget que pour courant 2009. Six émissions de talk seront également supprimées : quatre hebdomadaires (I>Care, I>Justice, I>Afrique, I>Sport) et deux quotidiennes (I>Média et le journal de la culture).
Le personnel envisage la grève et met la direction "sous observation"
Le
14 septembre 2007 , le personnel d'i>Télé et de la rédaction de Canal+ organisent un vote à bulletin secret. L'objet de ce vote consiste à lancer un mouvement de grève immédiate ou à "laisser en observation" la direction générale et éditoriale de la chaîne d'information (
Valérie Lecasble et Bernard Zekri) pour une période ne devant pas dépasser 5 semaines. L'ensemble des services est concerné : tant la rédaction que les services techniques. Le motif principal concerne un plan de départ de certains personnels et la forte réduction des moyens de production.
Au moins quatorze salariés devraient être "remerciés" selon les décisions de la direction, alors même que le recrutement de journalistes et "présentateurs vedettes" se poursuit (comme en dernière date, Nicolas Charbonneau d'Europe 1). La totalité des syndicats de Canal+ se sont mobilisés à l'instar des deux précédents plans sociaux et un "début de crise" sembler s'engager.
Le changement progressif de l'axe éditorial engagé depuis octobre 2005 et surtout la course à l'audience et à la publicité ont notamment agravé la gestion complexe de la chaîne en raison de l'abandon de ses ressources d'abonnement (i>Télé diffusant gratuitement sur tous ses réseaux de diffusion, comme la TNT). Les performances d'audience de la concurrente BFM TV agravent encore davantage le climat économique et social de l'entreprise audiovisuelle.
Aggravation du climat social de la chaîne
Le
26 novembre 2007 , s'est tenue une Assemblée Générale à l'initiative des syndicats afin de faire le point sur le "projet de relance" de la chaîne qui avait été présenté au mois de juin 2007. Une nouvelle menace de grève aurait été mise au vote, pouvant se produire dès les jours suivants. La direction de I>Télé affirmerait "que le processus de validation du plan de relance suit son cours normal" et d'ajouter: "nous ne pouvons pas imaginer que les salariés prennent le risque d'une grève avec les conséquences dramatiques pour l'antenne que cela pourrait engendrer". Il semble que jamais la chaîne depuis sa naissance en 1999, n'ait connu une ambiance aussi délétère et tendue au sein de tous les personnels (journalistes, techniciens, production, encadrement, administratifs...). Le lendemain, la grève a été votée par une très large majorité des salariés (deux tiers d’entre eux). Toutefois, anticipant ce scrutin, la direction est revenue sur les décisions prises, notamment la fermeture du bureau I>Télé à Toulouse. De plus, toutes les revendications des techniciens, en particulier leur planning, ont été satisfaites. Devant la réaction immédiate de la part de la direction, les salariés ont aussitôt décidé de lever leur mouvement de grève.
Vive tension avec la chaîne concurrente LCI
Se plaignant auprès du directeur de l'information de LCI, du fait qu'I>Télé ne serait pas représentée lors d'une interview du président de la République (le
21 avril 2008 ), la directrice générale Valérie Lecasble s'est vu répondre : "Vous n'avez pas qu'à être mauvais" de la part de
Jean-Claude Dassier, responsable de la chaîne d'info du groupe TF1. Ces rapports illustrent la tension qui peut exister à l'heure où la compétition s'intensifie entre les trois principales chaînes d'information françaises (LCI, I>Télé et
BFM TV).
Annexes
Notes et références
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Article connexe
- Liste des chaînes de télévision d'information en continu
Lien externe