Jean-Charles Corbet est diplômé de l'École nationale de l'aviation civile (ENAC) de
Toulouse, filière
pilote de ligne. Il a commencé sa carrière de pilote de transport public au
Gabon, en attendant de pouvoir intégrer la compagnie
Air France.
Pilote de ligne à
Air France où il fut successivement Officier Pilote de ligne sur
Boeing 737 et
747, puis Commandant de Bord sur
Airbus A320 avant d'être qualifié sur
Airbus A340.
A la tête du puissant Syndicat national des pilotes de ligne, il est à l'origine de nombreuses grèves chez Air France. En 2001, il a dirigé un temps la compagnie Air Lib, entreprise antérieurement née de la fusion d'AOM avec Air Liberté. Ses détournement de fond et ses agissements douteux ont mené Air Lib à la faillite et à sa condamnation judiciaire
Amateur de Rugby et de sports aériens, Jean-Charles Corbet est également un motocycliste accompli.
Reprise d'AOM
En Juillet 2001, Jean-Charles Corbet, au travers de la société Holco, propose de reprendre
AOM/Air Liberté, alors sous contrôle judiciaire, pour un euro symbolique. Bien que ne disposant d'aucune surface financière, ni d'expérience comme dirigeant d'entreprise, son offre est acceptée par le tribunal de Créteil.
Le plan de reprise est assorti d'un engagement de la compagnie Swissair, précédemment actionnaire d'AOM, de verser 1,250 milliards de FRF à la compagnie, dont une partie seulement sera versée (environ 1 milliard).
La gestion de Jean-Charles Corbet mènera AOM à la faillite en 2003, entraînant la mise au chomage des 3200 salariés de l'entreprise. S'en suivra une action judiciaire à son encontre. La justice s'interroge sur l'emploi des sommes versées par Swissair, ainsi que du patrimoine de la compagnie, en particulier ses avions. Elle vise également à récupérer 14 millions d'Euros que son dirigeant est accusé d'avoir détournés. Au cours du procès, le procureur de la République qualifiera la gestion de pillage méthodiquement organisé.
Le mardi 25 septembre 2007, le tribunal correctionnel de Paris le condamne à un an et demi de prison ferme et 3 millions d'euros de dommages et intérêts. Il a été reconnu coupable de n'avoir consacré qu'une partie des 150 millions d'euros versés par Swissair au redressement d'Air Lib tandis que d'importants virements avaient été effectués vers diverses sociétés dont sa propre holding "Holco".
Liens
References
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