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Jorge Rafael Videla, né à Mercedes, dans la province de Buenos Aires, le
2 août 1925 est un général et homme politique argentin. Il dirigea l'
Argentine et la
Guerre sale, après le coup d'état militaire du
24 mars 1976 qui destitua Isabel Perón. En
1981, il céda la présidence au général Roberto Eduardo Viola. Il a été placé en résidence surveillée au retour de la démocratie en
1983.
Education et carrière militaire
Né d'un père colonel, il obtient un diplôme du Collège national militaire en 1944 puis entame sa carrière militaire. Après avoir travaillé au ministère de la défense de 1950 à 1962, il prend la direction de l’académie militaire en 1962. En 1971, Videla devient général. Deux ans plus tard, il devient chef d’état-major avant d’être nommé commandant en chef de l’armée argentine, en 1975, sous la présidence d’Isabel Peron, qui a succédé à son époux.
La prise du pouvoir
Le 24 mars 1976, Videla, à la tête d'une junte militaire, s’empare du pouvoir. La junte restera en place jusqu'au 10 décembre 1983. Elle se compose dans un premier temps de Videla, du commandant de la marine, l’amiral Emilio Eduardo Massera et du commandant des forces aériennes, le Brigadier-général Ramón Agosti. Videla cède la présidence de la Junte au général Roberto Eduardo Viola en 1981.
La politique de la junte
Les militaires argentins mènent une guerre sans relâche à l'encontre d'idéaux de gauche et à toute opposition à, littéralement, la civilisation chrétienne et occidentale. Au cours des années qui suivent, l'armée assassine ou fait disparaître de 10 000 à 30 000 personnes, principalement des opposants politiques. Parallèlement, quelques 500 000 opposants au régime se voient contraints à l’exil, pour échapper à la répression.
Ceux qui défendent ce régime lui portent leur estime parce qu'il était anti-Communiste (Sentier lumineux, etc...).
La fin du régime
Au cours de l’année 1983, le régime militaire, affaibli par sa cuisante défaite face à la marine britannique dans la
Guerre des Malouines, cède la place à un gouvernement civil démocratiquement élu avec pour président le radical
Raúl Alfonsín.
Voir aussi
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