Larressingle est une
commune française, située dans le département du
Gers et la
région Midi-Pyrénées.
Ses habitants sont appelés les Larressinglois.
Géographie
Histoire
Le village de Larressingle (classé « Plus Beaux Villages de France ») est situé à l’ouest de Condom.D’après la légende, ce village fortifié du XIIIe siècle tirerait son nom de l’époque gallo-romaine. Une légion romaine trouvant résistance face à la population locale aurait eu pour ordre de leur lieutenant «RETRO SINGULI» en arrière un par un. Une autre étymologie puiserait ses racines du latin « Cingulum », enceinte de donjon féodal et de la syllabe « re », réfection, reconstruction pour devenir aujourd’hui Larressingle. Larressingle entre dans l’Histoire au début du XIe siècle. L’abbé Hugues, fondateur de l’abbaye de Condom, est héritier des Ducs de Gascogne. Devenu évêque d’Agen et de Bazas, il laisse sa charge abbatiale de Condom et fait don à son successeur de ses terres de Larressingle. C’est ainsi que les abbés puis les évêques de Condom sont devenus les Seigneurs des lieux. Au XIIe siècle, on remplace l’église primitive par une église à l’ouvrage défensif. Au XIIIe siècle, la couronne de France et d’Angleterre se disputent l’Aquitaine. On voit alors dans notre région, les bourgs se fortifier (Sauvetés, Bastides). Ce sont les abbés de Condom qui font réaliser cette forteresse. Le village ne sera jamais attaqué jusqu’en 1589 où les huguenots dirigés par Montespan s’en emparent pour l’utiliser comme base afin de réaliser leurs razzias et méfaits et ce, jusqu’en 1596.
Dès le XVIIe siècle, le château est délaissé par les évêques au profit de celui de Cassaigne plus moderne. Et c’est à la fin du XVIIIe siècle que Mgr d’Anterroches, dernier évêque de Condom, fait démonter la toiture et transporter les bois de charpente à Cassaigne. Vendu comme bien national, il est dépecé et vidé. C’est alors que le village lui-même tombe dans l’oubli. Petit et peu commode, on habite plus facilement à l’extérieur. Au début du XXe siècle, la forteresse est vouée à disparaître. Seules 3 maisons sont habitées, les autres transformées en grange ou abandonnées, perdent toitures et pierres. Le village doit sa restauration à l’initiative du duc de Trévise qui fonde un comité de sauvegarde auprès de financeurs de Boston qui alimenteront les caisses jusqu‘en 1938.
Le Pèlerinage de Compostelle
La commune de Larressingle est une des étapes du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, hors du chemin de la
Via Podiensis. Larressingle se situe, sur ce chemin, après
Condom. La prochaine commune est
Beaumont-sur-l'Osse et son Pont d'Artigues.
Administration
Liste des maires successifs |
Période | Identité | Parti | Qualité |
---|
| mars 2001 | Maurice Papelorey | | |
Toutes les données ne sont pas encore connues. |
Démographie
Évolution démographique(Source : INSEE)1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 |
---|
153 | 170 | 155 | 138 | 161 | 200 |
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes |
Lieux et monuments
- Ancienne résidence des évêques de Condom. On appelle souvent Larressingle la Carcassonne du Gers.
Ce délicieux village, un des joyaux de la
Gascogne, est ceint d'un rempart* polygonal de 270 m de tour presque intact.
- Le pont d'Artigue à proximité, est classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO.
Larressingle est membre de l'Association des plus beaux villages de France.
L'origine du nom Larressingle
D'après la légende, ce village fortifié du XIII
e siècle tirerait son nom de l'époque gallo-romaine. Une légion romaine trouvant résistance face à la population locale aurait eu pour ordre de leur lieutenant « Retro singuli » signifiant, en arrière, un par un...
Son Histoire
Larressingle entre dans l'histoire au début du XI
e siècle. L'abbé Hugues, fondateur de l'abbaye de Condom, laisse sa charge abbatiale de Condom et fait don à son successeur de ses terres de Larressingle. C'est ainsi que les abbés puis évêques de Condom deviendront les seigneurs des lieux.
Son architecture
Le
Pont-levis qui le précédait est aujourd'hui remplacé par un pont fixe encadré de deux piliers étroits Les murs parfois encore entourés de courtines et de créneaux sont renforcés par des tours carrées.
Sa masse trapézoïdale à quatre niveaux, flanquée d'une tourelle hexagonale, est percée de fenêtres géminées ou à meneaux; l'intérieur, ruiné, laisse voir en surplomb quelques cheminées monumentales.
L'église
Le château possède une église romane dédiée à
Saint Sigismond. Au XII
e siècle, on remplace l'église primitive par une église à l'ouvrage défensif. En effet, une salle refuge située à l'étage était accessible par un escalier situé derrière la petite porte, à droite de l'entrée. Un passage avec le donjon était possible depuis cette salle refuge.
L'église est composée de deux parties. Lorsqu'on entre dans l'église, on accède directement dans le choeur de l'église primitive, avec sa voûte en cul-de-four. Pour pouvoir construire le donjon, il a fallu couper l'église primitive et la tronquer au niveau de son transept. Le chevet a alors été éventré et l'église rallongée vers l'est pour regagner ce qu'elle avait perdu vers l'ouest. C'est ainsi que deux travées en berceau brisé ont été rajoutés au XIIIe siècle.
Le Camp de Siège Médiéval des Machines du Moyen Âge
Un camp de siège médiéval s'est installé au abord de la cité. Une tour de siège protège le campement composé d'une palissade avec des machines de guerre : perrière, bricole, trébuchet, biffa ou couillard, bombardelle, canon serpentine. Mais aussi, un stand de tir à l'arc, à l'arbalète et au javelot, les artisans, ...
Personnalités liées à la commune
Voir aussi
- Communes du Gers
- Liste de monuments aux morts français surmontés d'un coq
- Liste d'églises françaises à campenard
Notes et références
Liens externes