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Une partie par million (abrégé en ppm) est un terme fréquemment utilisé par les scientifiques (Toxicologie, Chimie, Métallurgie, électronique, etc.) malgré une rigueur discutable.
Au sens strict, une ppm correspond à un rapport de 10-6, soit, par exemple, un milligramme par kilogramme ; au sens large, une ppm correspond à milligramme par litre : dans ce cas il s’agit d’un double abus de langage, d’une part, parce que le Litre (unité de Volume) n’est pas équivalent au Kilogramme (unité de Masse) et, d’autre part, parce que le litre n’est pas rigoureusement identique à l’unité du système international de volume, le décimètre cube (dm3) (la Douzième Conférence générale des poids et mesures recommande que le nom de litre ne soit pas utilisé pour exprimer les résultats des mesures de volume de haute précision.) . En outre, la ppm n’est pas une concentration mais un Rapport, c’est-à-dire un quotient sans dimension, à l’instar d’un pourcentage.
Dans le domaine de la qualité, notamment dans le secteur Automobile, la ppm est habituellement utilisée comme indicateur du niveau qualité. Il mesure le nombre de pièces non-conformes par millions de pièces produites.
En électronique le ppm (comme rapport de 10-6 au sens strict) est fréquemment utilisé pour exprimer, par exemple, la dérive d’un Paramètre en fonction de la variation d’une grandeur physique : la Température : ppm/°C, la tension : ppm/V, le courant : ppm/A, etc.).
Cette unité est souvent utilisée lorsque le Pourcentage, mesuré ou calculé, est inférieur à 0,01 (= 100 ppm), y compris dans les publications scientifiques.
Pour des concentrations encore plus petites, on utilise les termes suivants :
- ppb : part per billion (10-9)
- ppt : part per trillion (10-12)
- ppq : part per quintillion (10-15)
La ppq est donc mille fois plus faible que la ppt, elle-même mille fois plus faible que la ppb, elle-même mille fois plus faible que la ppm. Les mêmes remarques s’appliquent à ces différentes unités.