Une plante envahissante au sens large, est une
Plante généralement
Euryèce, problématique par sa capacité de
Colonisation.
En 1995, Cronk et Fuller donnèrent comme définition aux plantes envahissantes : "Espèce exotique naturalisée dans un territoire qui modifie la composition, la structure et le fonctionnement des écosystèmes naturels ou semi-naturels dans lequel elle se propage."
Une plante envahissante au sens strict, est une Plante autochtone ou Allochtone ayant la capacité de coloniser rapidement une zone et de se propager très loin des plants parents, tout en laissant la possibilité à d’autres espèces de cohabiter, voire de leur succéder. S’installant souvent sur des terrains perturbés, elle peut être indicatrice de cette perturbation. Cette notion s'applique surtout dans les cas où la prolifération de l'espèce provoque, par ailleurs, des perturbations pouvant nuire directement à l'homme, comme l'ambroisie à feuilles d'armoise (Ambrosia artemisiifolia L.), importée d'Amérique du Nord en Europe, source d'allergies polliniques.
Lorsqu'une Plante est caractérisée dinvasive, l'on désignera une Plante exogène, ou Allochtone, importée, naturalisée, dont l’introduction volontaire ou fortuite dans un milieu naturel ou semi-naturel déséquilibre et provoque d'importantes nuisances, souvent irréversibles, à la Biodiversité d'un écosystème. L'on peut distinguer une Espèce naturalisée continentale, déportée d’une zone à une autre dans un même Continent, d'une espèce naturalisée exotique, c'est-à-dire provenant d’un autre Continent. Par exemple, la Renouée du Japon (Fallopia japonica (Houtt.) Ronse Decr.) importée d'Extrême-Orient, colonise notamment les berges de certains fleuves en Europe occidentale et en Amérique du Nord.
Les problèmes écologiques causés par les plantes envahissantes (au sens large), peuvent eux-mêmes engendrer des problèmes sociaux, mais aussi économiques. En effet la gestion de ces plantes devient d'autant plus difficile que leur expansion est avancée.
Ces plantes dépassent largement la centaine d'espèces en France, et un premier Arrêté est enfin né le 2 mai 2007 "interdisant la commercialisation, l'utilisation et l'introduction dans le milieu naturel de Ludwigia grandiflora et Ludwigia peploides" (Jussies). Ces deux espèces étant les plus avancées, on ne peut plus à l'heure actuelle les éradiquer, mais les arrêtés sont là pour ne pas empirer le problème.
Concernant les espèces non-règlementées, sachant que certaines espèces sont encore contrôlables, il est important que les moindres passants, mais aussi les commerçants, les paysagistes, les jardiniers, les agriculteurs, et autres personnes manipulant des plantes, prennent conscience de ce Fléau, et agissent en conséquence, en s'informant sur les espèces à ne pas faire circuler, et en se limitant eux-mêmes, sachant qu'il existe une multitude de plantes non-envahissantes toutes aussi intéressantes (que l'on appellera "plantes de substitution"), y compris d'un point de vu rusticité, sachant que c'est ce dernier aspect qui incite à se diriger plus facilement vers les plantes envahissantes...
En milieu naturel non-protégé, lorsqu'une Espèce envahissante est déjà installée, il ne faut pas l'enlever soi-même avant d'avoir acquis les connaissances écologiques sur ses stratégies biologiques, car arracher une Plante peut parfois décupler sa propagation de différentes façons (dissémination semencière, Marcottage, drageonnage, Bouturage des racines ou des tiges), et son éradication demande un investissement et une rigueur particulière. Il est possible d'en parler aux gestionnaires en charge de la zone concernée, et de signaler la présence de l'Espèce à un conservatoire botanique national...
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes