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, nichée au fond d'une baie à laquelle la ville a donné son nom : la baie de Saint-Brieuc. Saint-Brieuc est traversée par deux vallées où coulent les rivières
et Gouëdic.
La vie de la cité est rythmée par la vie de ses différents quartiers : Saint-Michel, Tertre Notre-Dame, la Ville Hellio, la Ville Oger, Robien, Saint-Charles, les Villages, Brézillet, Cesson, la Croix Lambert, Boquého, Ginglin, le Plateau, l'Europe, le Point du Jour, l'Établette, Charner, la Tour d'Auvergne, le Légué, Sainte-Thérèse, Beauvallon et le centre ville.
par des hivers doux et des étés tempérés.
Les pluies sont assez fréquentes tout au long de l'année mais plus abondantes en automne et en hiver, en liaison avec les perturbations venant de l'Océan Atlantique. Rarement intenses, elles tombent souvent sous forme de Bruine (crachin).
Les origines de Saint-Brieuc
La ville tient son nom de l'évêque saint
Brieuc son fondateur, et premier des évêques de la ville. Arrivant de
Grande-Bretagne aux alentours de
580, il s'installa sur les hauteurs et fonda sur les vestiges de lieux de culte païens une église et un monastère, près du Gouët (signifiant la rivière du sang), là où se trouve encore la Fontaine de Saint-Brieuc. Saint Brieuc fait partie des sept saints fondateurs de
Bretagne qui ont donné lieu au pèlerinage du
Tro Breizh.
La cathédrale fut construite plus tard et devint la place forte du lieu, du fait de l'inexistence de Château fort.
Moyen-Âge
En
848, le Roi de Bretagne,
Nominoë effectua un remaniement des évêchés bretons après le départ des
Normands. C'est à cette date que fut fondé l'évêché de Saint-Brieuc. Les reliques de saint Brieuc, qui avaient été mises en sûreté à l'époque de l'invasion des Normands, reviennent dans la ville en
1210. Une procession est organisée, suivie d'une grande fête populaire.
1220 : Élévation à l'épiscopat de Guillaume Pinchon, un des plus grands artisans de la construction de la cathédrale. Il mourut en 1234 et fut canonisé dès 1247 (Saint Guillaume) par le pape Innocent IV sans voir l'achèvement de son oeuvre par son successeur Philippe en 1248. Il s'agit du premier saint breton canonisé à Rome.
1355 : Détruit dans un incendie, le choeur de la cathédrale est reconstruit en deux ans sous les épiscopats de Guy de Montfort et de Hugues de Montrelais. Cathédrale-forteresse, elle servit souvent de dernier refuge aux habitants de la population face aux agresseurs.
Époque moderne
En
1592, la ville fut pillée par une armée au service du roi.
En 1598, suite aux guerres de religion, la décision de détruire la place forte de la Tour de Cesson est prise. Ses ruines dominent toujours la baie de Saint-Brieuc. L'administration municipale est mise en place en cette fin de siècle.
En 1790, sous la Révolution française, Saint-Brieuc devient le chef-lieu du département des Côtes-du-Nord (renommé Côtes-d'Armor le 8 mars 1990).
En 1793, pendant la Terreur, la guerre civile entre les Chouans et les Bleus fit rage. Dans la nuit du 5 brumaire an VIII (26 octobre 1799 ), une troupe de chouans enleva de la prison de la ville des prisonniers royalistes condamnés à mort. Le procureur Poulain-Corbion fut tué au cours de cette nuit.
Époque contemporaine
1819 : Aménagement du port du Légué et de ses quais avec un nouveau pont et de nouveaux entrepôts. Création d'une chambre de commerce à Saint-Brieuc.
1944 : Libération de Saint-Brieuc par les troupes américaines du général George Patton.
Le 13 mars 1972, les ouvrières de l'usine du Joint Français débutent une grève qui s'achève, 8 semaines plus tard, le 8 mai. Cette grève du Joint Français a un écho national dans l'opinion.
1974 : 1re édition des Foulées Briochines et victoire de l'espagnol Mariano Haro.
1979 : Ouverture du nouvel hôpital de la Beauchée, qui sera rebaptisé hôpital Yves Le Foll peu après le décès de ce dernier.
1980 : La déviation de l'axe Rennes-Brest est ouverte
1983 : 1re édition du festival Art Rock.
1992 : Création du district du Pays de Saint-Brieuc. La future communauté d'agglomération (CABRI) compte à l'époque 10 communes et 90 000 habitants. Mise à l'eau du Grand Léjon, vieux gréément reconstruit à l'identique des lougres de travail navigant en baie de Saint-Brieuc.
1994 : Ouverture de l'IUT.
1995 : Inauguration de l'espace Steredenn, destinée à accueillir les manifestations sportives et culturelles - Saint-Brieuc accueille le départ de la 82e édition du Tour de France - Destruction du pont de Souzain.
2002 : Ouverture du complexe aquatique d'Aquabaie.
2004 : 100 000 personnes présentes à Saint-Brieuc pour voir l'arrivée du tour de France et la victoire de l'italien Filippo Pozzato.
2007 : Démarrage des travaux du centre commercial du Champs de Mars, démolition de l'inspection académique en juin - Le grand Technival de l'ouest à lieu sur la piste de l'aérodrome de Saint-Brieuc Armor du 29 juin au 2 juillet - Début décembre, la ville accueillera plusieurs matchs du mondial 2007 de handball féminin
2008 : Étape du Tour de France dans la cité
Histoire linguistique
Saint-Brieuc a longtemps été une ville où ont coexisté trois langues : le
Gallo, le
Breton et le
Français. L'effacement progressif du gallo et du breton au profit du seul français s'est produit durant les années
1950.
Il semble que le breton ait été parlé dans le pays briochin jusque vers l'an 1200. Par la suite, une langue romane, le gallo, s'est imposée dans les campagnes aux alentours de Saint-Brieuc, tandis que la cité devenait elle-même trilingue, sans doute par utilité économique.
Lieu de marchés et ville épiscopale, Saint-Brieuc fut en effet pendant sept siècles un lieu de rencontre de populations originaires des campagnes gallophones et bretonnantes. Les évêques et les nobles du Penthièvre étaient probablement quant à eux déjà francophones à la fin du XIIIe siècle, tout comme les Ducs de Bretagne. En 1636, un certain Dubuisson-Aubenay indique dans son itinéraire de Bretagne que la moitié des habitants connaît la langue bretonne en plus du français. Les confusions sont cependant très fréquentes à l'époque entre gallo et breton, pour que cette constatation soit historiquement fiable.
Administration
Saint-Brieuc est
Chef-lieu du département des
Côtes-d'Armor et de l'
Arrondissement de Saint-Brieuc. Elle est également à la tête de la communauté d'agglomération de Saint-Brieuc.
Vie politique
Article détaillé : .Le maire actuel de Saint-Brieuc est Bruno Joncour élu en 2001 au second tour avec 51,69% des suffrages contre 48,31% au candidat socialiste. En 2008, il est réélu au second tour 54,28% des voix face à la député socialiste Danielle Bousquet. Sa liste était arrivée en tête au premier tour avec 44,71% des voix pour 40,12% pour la candidate de l'opposition municipale.
Découpage administratif
Saint-Brieuc est divisée en trois
cantons :
| | Conseiller général | Canton | Code cantonal | Population (1999) |
---|
| | Alain Cadec | Saint-Brieuc-Nord | 22 44 | 14 764 hab. |
| | Michel Brémont | Saint-Brieuc-Ouest | 22 52 | 15 914 hab. |
| | Christian Provost | Saint-Brieuc-Sud | 22 45 | 15 409 hab. |
Enseignement
Enseignement primairePour la rentrée 2007, Saint-Brieuc compte 12 écoles maternelles dont 11 publiques et 1 privée et 12 écoles primaires dont 4 publiques et 8 privées.
Enseignement secondaire
La ville compte 8 collèges et 8 lycées.
Collèges publics- Collège Léonard De Vinci
- Collège Anatole Le Braz
- Collège Jean Macé
- Collège Beaufeuillage
- Collège Racine
| Lycées publics- Lycée Ernest Renan
- Lycée Rabelais
- Lycée Freyssinet
- Lycée Jean Moulin
- Lycée technique Chaptal
| Enseignement privé- Collège Sainte Marie
- Lycée Marie Balavenne
- Lycée Sacré-Coeur
- Collège et Lycée Saint-Pierre (accessible aux personnes handicapées)
- Collège et Lycée Saint-Charles La Providence
|
Enseignement supérieurSur le campus Mazier, Saint-Brieuc possède un pôle universitaire qui est constitué d'antennes de l'université de Rennes 1 et Rennes 2. S'ajoutent l'Institut universitaire de formation des maîtres de Bretagne et l'Institut universitaire de technologie de Saint-Brieuc.
Santé
Le principal établissement de santé de la ville est le centre hospitalier
Yves Le Foll. Il dispose d'un Pavillon de la femme et de l'enfant. L'offre de santé est complétée par :
- la polyclinique du Littoral et la clinique Sainte Jeanne-d'Arc toutes deux regroupées au sein du Centre Hospitalier Privé (C.H.P.) de Saint-Brieuc,
- la clinique armoricaine de radiologie, seul centre costarmoricain pour le traitement des tumeurs par Radiothérapie.
Démographie
En
2005, selon l'INSEE, l'agglomération de Saint-Brieuc compte 85 849 habitants, et son
Aire urbaine 121 237 habitants.
L'évolution de la population de la seule commune de Saint-Brieuc est la suivante :
Évolution démographique (Source : Cassini et INSEE) <nowiki /> |
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Économie
Ville maritime, Saint-Brieuc développe son port de pêche et les activités qui y sont liées avec l'aide de la communauté d'agglomération de Saint-Brieuc.
Outre les fonctions administratives et commerciales, les principales activités économiques sont :
Saint-Brieuc est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie des Côtes d'Armor qui gère notamment :
- le port du Légué,
- l'aéroport de Saint-Brieuc Armor.
Technopôles
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Véhipôle
Les principaux employeurs sont :
Jumelage
La ville de Saint-Brieuc a signé des accords de
Jumelage avec :
Culture et Patrimoine
Architecture civile
La tour de Cesson
La tour de Cesson fut édifiée en
1395 sur ordre du
Duc de
Bretagne Jean IV de Montfort. Construite à près de 70 m de hauteur sur un éperon rocheux dominant la baie, cet emplacement est stratégique est choisi afin de protéger l'embouchure du Gouët et la ville de Saint-Brieuc des attaques des pirates et d'éventuels agresseurs. La tour a été occupée par
Olivier de Clisson tandis que le duc Jean IV la réclamait au
Connétable, à la suite du traité de
1388.
Elle fait partie du domaine ducal en 1423, lorsqu'elle sert de prison à Morice de Ploësquellec, et du domaine royal, au XVIe siècle (vers 1532), quand un édit réunit les juridictions de Cesson et de Goëlo pour les transférer à Saint-Brieuc. Dès que la guerre de la Ligue commence en Bretagne, du fait de son positionnement, la tour de Cesson prend une grande importance stratégique. Elle finit par être prise en 1598 par le comte de Brissac, qui ordonne le démantèlement de la forteresse à la demande des habitants. Une partie est conservée pour servir d'amer aux navigateurs à partir de 1625.
Avant la Révolution, la tour de Cesson, bâtie sur un terrain nommé la Terre du Duc, appartient au duc de Penthièvre. Vendue en 1791, elle est rachetée en 1852 par Alexandre Olivier Glais-Bizoin. Les ruines de la tour de Cesson sont classées Monument historique depuis 1926.
La tour est située aujourd'hui sur un domaine privé.
Divers
- Le musée d'art et d'histoire, installé depuis 1886 dans les locaux de l'ancienne gendarmerie propose son exposition permanente et une aile d'exposition temporaire.
- Le tribunal
- Le théâtre à l'italienne, place de la poste
- La mairie
- La caisse d'épargne, rue de Rohan 1909.
- La gare, construite en 1863, rénovée en 1931, 1988 et 2006
- La gare routière
- L'ancien magasin « Les Nouvelles Galeries », place du Guesclin
- L'immeuble de l'ancienne « Imprimerie Prud'homme », place du général de Gaulle
- Les rues piétonnes
- Les maisons à pan de bois
Architecture sacrée
- La cathédrale Saint-Étienne de Saint-Brieuc (XIe siècle - XIXe siècle)
- La basilique Notre Dame d'Espérance (1854 - 1877)
- L'église Saint-Michel (1837 - 1841), première paroisse historique de Saint-Brieuc.
- La fontaine du XVe siècle
- Le Nouveau Séminaire à Cesson (Art Déco)
- L'église Saint-Guillaume (1852 - 1856)
- L'église Saint-Anne de Robien (1908 - 1910)
Sculptures
Patrimoine environnemental
La ville de Saint-Brieuc a obtenu trois
au concours régional des Villes et Villages Fleuris.
- Les vallées du Gouédic et du Gouët
- Le port de plaisance de pêche et de commerce ainsi que la baie de Saint-Brieuc (réserve naturelle)
Lieux de culture
- La Salle de Robien
- Un multiplex et un cinéma d'art et d'essai
- Équinoxe, espace de congrès et d'exposition (1 200 places)
- La Citrouille, scène de musiques actuelles
- Le carré Rosengart au port du Légué (activités économiques, commerciales, culturelles et services centrées sur la mer)
Briochins célèbres
Article détaillé : .Un nombre important de personnalités a vu le jour à Saint-Brieuc : parmi les plus renommées, on trouve l'écrivain Auguste Villiers de l'Isle-Adam, le coureur cycliste Bernard Hinault, quintuple vainqueur du Tour de France, l'astronaute Jean-Loup Chrétien, l'acteur Patrick Dewaere ou le créateur de mode Christian Tournafol
Vivre à Saint-Brieuc
Manifestations culturelles et festivités
- Mai - Festival Art Rock : festival pluridisciplinaire dressant des passerelles entre les arts : musiques, théâtre, danse, arts de la rue, vidéo, arts plastiques et art numérique y sont largement représentés.
- Juillet - Festival international du Tambour
- Septembre - Foire exposition des Côtes-d'Armor, la manifestation économique la plus fréquentée du département avec 70 000 visiteurs annuels .
- Septembre - Foire Saint-Michel : braderie en centre ville
- Octobre - Foulées Briochines : course à pied, créée en 1974, qui se déroule sur les quais du port du Légué
- Novembre - American Lunapark : fête foraine
- Décembre - Marché de Noël
Pratique sportive
Article détaillé : .La pratique du sport dans l'agglomération briochine est diversifiée. En effet, le cadre particulier de la ville (vallées, rivières, proximité de La Manche) permet de pratiquer un large panel de sports de plein air tels que la randonnée, le VTT, l'équitation, le canoë-kayak... Le Saint-Brieuc Côtes-d'Armor Volley-Ball et le Stade Briochin Football Féminin sont les clubs phare de la ville, les seuls à évoluer au plus haut niveau national.
Dans le domaine des sports individuels, la cité se distingue dans le BMX avec Laëtitia Le Corguillé, vainqueur du classement général de la Coupe du Monde 2007 de la spécialité.
La ville est dotée d'une salle omnisports, Steredenn dont la capacité de la salle des sports principales est de 3 058 places. Le Stade Fred Aubert accueille les matchs du Stade Briochin. On trouve par ailleurs une patinoire, un centre aquatique Aquabaie, avec un bassin olympique et une fausse de plongée notamment, et deux piscines couvertes.
Médias
La presse est représentée par le plus grand quotidien régional
Ouest-France mais également par Le Télégramme de Brest, quotidien diffusé sur le
Finistère, le
Morbihan et les
Côtes-d'Armor, et l'hebdomadaire local paraissant le jeudi
Le Penthièvre. Par ailleurs, la ville abrite une antenne locale de
France 3 Bretagne, rue du Parc, et la chaîne
Armor TV. En plus des stations de radio nationales, la ville est couverte par des stations locales dont
Cob`FM ou Radio France Armorique.
Voir aussi
Bibliographie
- Jules Lamare, Histoire de la ville de Saint-Brieuc, dans Société d'émulation des Côtes-du-Nord, 1884, p. 1-393
- Claude Nières, Histoire de Saint-Brieuc et du pays briochin, Privat, 1993, ISBN 2-7089-8296-6
- Guillaume Béchard, Mémoire en images. Saint-Brieuc. Alan Sutton. 2003 réédition de l'ouvrage paru en 1994
- Yannick Pelletier, Saint-Brieuc. Ville ouverte, ville secrète, Cristel, 2001, ISBN 2-84421-020-1
- Arthur Du Bois de La Villerabel, A travers le vieux Saint-Brieuc. Souvenirs et monuments, La Plomée, 1998, ISBN 2-912113-12-1
- François Thomas, Saint-Brieuc de ma jeunesse, Le Télégramme de Brest, 2002
- R. Garin de Lamorflan, Saint-Brieuc et ses plages, Le Livre d'Histoire, 1996 réédition de l'ouvrage paru en 1886, ISBN 2-84178-082-1
- Maurice Le Lannou, Saint-Brieuc, Editions du Champ Vallon, Collection "des villes", 1986 ISBN 2-903528-79-9
Liens internes
- Communes des Côtes-d'Armor
- Liste des évêques de Saint-Brieuc
- Art Rock
- Steredenn
- Chemins de fer des Côtes-du-Nord
Notes, sources et références
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Liens externes