Un
cirque, dans le
monde romain, est un édifice public où étaient organisées des
courses de chars.
Architecture
Plan d'un cirque romain
Chaque fois que c'est possible, on observe des dissymétries dans le plan des cirques romains :
- la spina est rarement dans l'axe, mais plutôt disposée un peu en biais, pour faciliter le départ des équipages et la prise du virage en bout de piste.
- loppidum (bâtiment comprenant les écuries et les stalles de départ) n'est pas perpendiculaire à la piste, mais disposé en oblique, de manière à compenser les handicaps résultant des positions de départ plus ou moins avantageuses.
La piste et les gradins
Le cirque romain était constitué d'une piste oblongue tournant autour d'un mur bas central, et de gradins construits en maçonnerie, souvent sur arcades, ou plus simplement, en bois ou même adossés sur un talus. Plusieurs de ces méthodes de construction pouvaient être appliquées au même monument, pour compenser les accidents de terrain.
Le mur : spina
Le mur central
(Spina, pluriel
spinae), très peu élevé, mais large de plusieurs mètres, était orné de
marbres, de statues et d'obélisques, plus ou moins prestigieux. Les plus beaux
obélisques égyptiens de Rome proviennent des
spinae des différents cirques.
Les bornes : meta
Les extrémités du mur étaient protégées par des bornes très solides
meta, pluriel
metae), autour desquelles tournaient les équipages de
chars, avec
auriges (conducteurs de chars) et chevaux.
Les deux extrémités
L'une des extrémités de la piste et des gradins était en demi-cercle (
Sphendonè), l'autre accueillait les stalles de départ
(Carceres), inscrites dans un bâtiment d'écuries appelé
Oppidum ("la place forte").
La tribune d'honneur
Une loge monumentale, aménagée au-dessus d'une tribune, accueillait l'empereur ou les responsables locaux, ainsi que les généreux commanditaires du spectacle.
Quelques cirques romains
- Cirque de Mérida (Mérida), excellemment conservé et dégagé sur toute sa surface, avec une spina en très bon état.
- Cirque de Caligula et de Néron (Vatican)
- Hippodrome de Constantinople (İstanbul), aujourd'hui At Meydanı, la "place aux chevaux", présente encore trois ornements de la spina : l'obélisque de Théodose, l'Obélisque « muré » (en maçonnerie), jadis plaqué de bronze et la Colonne serpentine en bronze, qui supportait autrefois le Trépied delphique de la bataille de Platées
Cirques, stades, amphithéâtres et hippodromes
- Il ne faut pas confondre les cirques, destinés aux courses de chars, avec les stades de Rome (Piazza Navona : Stade de Domitien), et des pays de tradition hellénique (Grèce continentale, Îles Égéennes, Asie Mineure), de forme à première vue similaire, mais destinés aux exercices d'Athlétisme, et donc de dimensions plus modestes et dépourvus de mur central et de stalles.
Mais il est vrai qu'en latin, on a toujours appelé circenses les jeux de l'Amphithéâtre : l'expression latine Panem et circenses ("du pain et des jeux") comprenait tous les jeux, ceux de l'Amphithéâtre comme ceux du cirque.
Les obélisques
Des
obélisques, égyptiens ou non, décoraient la
spina des cirques romains :
Obélisque du Latran provenant du
Circus Maximus, obélisque du Vatican du cirque de Caligula et de Néron, ou obélisque de Théodose encore en place au centre de l'Hippodrome de Constantinople.
L'orgue hydraulique
L'
Orgue "hydraulique" de
Ctésibios ou hydraule
(hydraulos), dont le débit d'air est régulé par un réservoir d'eau, semble être l'instrument par excellence des jeux du cirque. On peut en voir un ou deux exemplaires sur le piédestal de l'obélisque de Théodose.
Article détaillé : .Le cirque romain dans la Littérature et l'ART
L'image du cirque romain a été popularisée par le roman Ben Hur, de Lew Wallace (1880), et plus encore par les différentes reprises cinématographiques et scénographiques :
Liens Internes