Luiz Argumedes Rodriguez,
Chanteur connu dans la planète
Salsa sous le doux surnom d’
Azuquita (Petit sucre), que lui vaut sa voix suave, est né à
Colón (
Panamá), le
18 février 1946. Le chanteur Camilo Rodríguez est son parrain et tuteur. Azuquita est aussi appelé pour cela
Camilo Azuquita. Azuquita a tout d’abord participé au
Radio-crochet Cazando Estrellas (La chasse aux Stars) sur radio RPC (Radio Programas Continentales) en chantant
Historia de un Amor, de Carlos Eleta Almarán, mais il est recalé car il imite trop Camilo Rodríguez. Il participe alors à un autre concours,
Los Monarcas del Aire, sur Radio Guadalupe, et gagne en chantant
Sabor a Mi. L’animateur cubain René Cubas trouve qu’il a de l’
¡Azúcar! et le baptise ‘Azúquita’. La revue
Nocturno le consacre chanteur révélation de l’année. Il est engagé pour un mois sur Canal Once à
Lima (
Pérou), puis sur Canal Cuatro. En février
1966 il rencontre
Rafael Cortijo au club El Royalito lors d’un
Carnaval au
Panamá, qui l’engage. Azuquita se rend à
Porto Rico le 6 avril 1966, mais Cortijo était parti pour un mois à
New York. Là-bas, il rencontre
Rafael Ithier qui lui propose de quitter l’onéreux hôtel Holliday Inn et de l’héberger chez lui. Il le fait participer à
El Show del Medio Día, sur
Telemundo-Canal 2, au sein d’
El Gran Combo, pour remplacer provisoirement
Ismael Rivera, en faisant les choeurs aux côtés d’
Andy Montañez et Pellín Rodríguez. Il est engagé ensuite dans le groupe La Panamerican Tuviste et doit partir en tournée quinze jours à
New York. C’est alors que Pancho Cristal (producteur de Tico Records) lui propose de chanter dans le prochain orchestre de
Roberto Roena, Roberto Roena y sus Megatones. Roberto Roena a ensuite réintégré
El Gran Combo et Azuquita est resté avec
Cortijo à
New York. Azuquita rencontre ensuite Francisco Bastar ‘Kako’, qui avait entendu parler de lui à
Porto Rico, et qui l’invite à chanter sur l’album
Live It Up sorti chez Alegre Records, le label d’Al Santiago, qui est suivi d’une tournée des
carnavals au
Panama en
1967. Ils enregistrent également les albums
Salsa All Stars (avec
Charlie Palmieri, Johnny Rodriguez, Israel Lopez " Cachao ", Vitin Paz, Louie Ramirez…) et
Unión Dinámica. Azuquita retourne ensuite à
Porto Rico car sa femme ne se plaisait pas à
New York et rejoint de nouveau le Combo de
Cortijo et enregistre sur l’album
Ahí Na’ Má’ / Put It There en
1968 les chansons
Agua Que Va a Caer,
El Reloj de Pastora en hommage à
Arsenio Rodríguez, le
Boléro Pensamiento et
Mil Gracias de Pedro Flores. L’album contient aussi entre autres
Ublabadú chantée par
Rafael Cortijo, qui sera popularisé par
Héctor Lavoe avec la
Fania et la première version du célèbre
Vaso en Colores chantée par Marvin Santiago lui-même. Suit une tournée en République dominicaine,
Porto Rico et
New York. En
1969, à
New York, Lino Frías le contacte pour chanter avec
La Sonora Matancera suite au départ de Justo Betancourt. Il chante lors de concerts pendant six mois, mais n’enregistre aucun album. En
1970, il chante pour le club El Josco et accompagne de nombreuses stars de la
Musique latine comme
Celia Cruz, Rolando Lasserie, Bobby Capo, Blanca Rosa Gil entre autres. En
1972, Azuquita part en vacances à
Los Angeles. À l’Hôtel Alexandría, il rencontre Roberto " Mano de Piedra " Duran qui venait pour
boxer. Après le combat, ils fêtent cela au Club Virginia où le directeur d’orchestre, Johnny Martínez, invite Azuquita à chanter. Il est engagé par le club, Azuquita fait alors venir sa famille de
Porto Rico. Azuquita va passer quatre ans, jusqu’en 1976, à
Los Angeles, faisant des tournées à Los Angeles,
San Diego,
Las Vegas et
San Francisco. Il enregistre les albums
Azuquita y su Melao et
Salsa en Hollywood, et chante au Tropicoro Night club. À
Los Angeles, Alex Masucci, frère de Jerry, patron du label
Fania, le rencontre et le fait signer sur le label Vaya Records, une filiale du label
Fania. En
1976 Azuquita retourne à
New York pour promouvoir son premier album. Jerry Masucci le contacte pour le projet d’album de
Louie Ramírez réunissant ses amis,
Louie Ramírez y sus Amigos :
Adalberto Santiago,
Rubén Blades (qui chante "Paula C") et Azuquita donc. Prévu pour chanter la ballade
El Poeta Lloró, Azuquita chantera aussi
En un Beso la Vida. Sonny Bravo le contacte également pour remplacer Tito Allen qui quitte la
Típica 73. Cet orchestre va apporter beaucoup à Azuquita : professionnalisme, célébrité et assurance. Il enregistre deux albums dont
Los Dos Lados de la Típica 73 (titres :
La Botija del Abuelito et
Tumba Tumbador). S’ensuit une tournée au
Mexique,
Venezuela et en
France en
1977 avec
Cheo Feliciano. Un soir, Azuquita remplace Cheo Feliciano qui ne peut plus chanter et interprète à sa façon
El Ratón devant 15 000 personnes. Se produisant au Chapiteau de Pantin (remplacé depuis par le
Zénith), il fait la connaissance de
Pierre Goldman, journaliste à Libération qui lui demande avant son retour à New York de lui laisser mon numéro de télephone parce qu’il avait un projet important en vue. Deux ans plus tard, un dimanche à 8 heures du matin,
Pierre Goldman lui présente le projet qui s’agissait de faire de la célèbre Chapelle des Lombards, (l’originale, dans une ancienne
Chapelle, rue des Lombards à Paris) un haut lieu de la
Salsa. Peu de temps après, un dimanche matin, place des Peupliers, Paris 13
e, Pierre Goldman est assassiné. Le patron de la Chapelle (Jean-Luc Fraisse) prolonge le contrat d’Azuquita une fois, puis deux, et de prolongation en prolongation, Azuquita n’est jamais reparti, si ce n’est pour d’incessantes tournées mondiales. Azuquita aura ensuite l’occasion de se produire à l’
Olympia avec son orquestre Melao. Lors de sa tournée Europe avec son orchestre Latin Jazz,
Tito Puente invite un soir Azuquita à chanter sur scène, et lui propose d’enregistrer ensemble quand il le souhaitera. Peu de temps après, Víctor Gallo, un responsable de la
Fania rappelle à Azuquita qu’il s'était engagé par
Contrat à enregister un album de plus sur leur label. Azuquita accepte à condition d’enregistrer avec
Tito Puente. L’album "Cé Magnifique" est enregistré à
New York, avec des arrangements de José Madera, Mauricio Smith et Jorge Millet, et inclue la chanson
Azucar/ En
1981, il fait la 1
re partie du concert de
Bob Marley au vieil aéroport du Bourget (76 000 personnes). De France, il voyage en
Hollande,
Belgique,
Suisse,
Allemagne,
Espagne,
Italie… La presse de Paris lui consacre alors le nom de "Roi de la salsa en France". En 1984, il participe à des festivals de salsa dans 7 villes en Espagne où il chante avec
Celia Cruz,
Tito Puente,
Ruben Blades y Los 6 Del Solar,
Los Van Van (Cuba) et Milton Nacimento (Brésil). De 1985 à 1987, Azuquita y su Melao réalisent une longue tournée en
Californie, en passant par
San Francisco,
San Diego, Oackland, San José,
Mexico et
Los Angeles (au Hollywood Palladium où il chante avec
Oscar D'Leon,
El Gran Combo,
Andy Montañez, et d’autres grandes figures de la
Salsa)... En
1988, il signe un contrat d’un an avec le club Candilejas à
Hollywood. En
1989, il a enregistré l’album
Azucar a Granel' aux studios NewYork Variety City sur le label Melao Records. Azúcar a Granel
arrangée par José Febles a été un succès. En
1990, de célèbres artistes,
Tito Nieves, Johnny Ray (et leur groupe respectif) ainsi que Palladium Mambo Legend lui rendent hommage au club Broadway à
New York pour ses 35 ans de carrière. En
1992, il a engistré l’album
Señor de la Salsa à
Cali (Colombie). En
1993, il a enregistré l’album
Amantes Secretos " à New York (TTH Records) En 1993, il donne un concert au Festival de la Salsa de
Cali (Colombie) et chante la chanson
Como si Nada du compositeur panaméen Omar Alfano arrangée par Isidro Infante. De
1991 à
1997, il participe 4 fois au
Festival de Cannes. En
1994, il partage l’affiche au
Zénith de Paris avec Chocolate Armenteros (célèbre trompettiste cubain) et Nicky Marrero (grand percussionniste de la
Fania All Stars)… À
New York il a enregistré l’album
La Foule - Salsa Internacional, une collaboration entre musiciens des États-Unis et d’Europe, entre autres les Américains Nicky Marrero, Barry Rogers, ‘Bomberito’ Zarzuela, Sonny Bravo, Johnny Rodríguez, Mauricio Smith (presque toute la
Típica 73) et les européens Guillermo Fellove à la
Trompette, Luis Do Santos au bariton, Guillermo Benavides à la
basse,
Daniel Goyone au
Piano. Parmi les titres : "Colombia Quiero Saber la Verdad", "Felicidad", dediée à la femme de Roberto Durán, "Dalila", "Quiero Paz", un appel à la paix aux
Malouines, "Los Cantos del Monte", une
Guajira composée par Justi Barreto. En
1996,
Papo Lucca a fait appel à lui pour l’album
Los Originales enregistré à
Ponce (Porto Rico) avec une nouvelle version d’
El Poeta Lloró, arrangée par Mario Ortiz, qui rend hommage à
Louie Ramírez dans les solos de piano et de
Vibraphone. En
1999, il enregistre à
Porto Rico et au
Canada l’album
Lo Bailado Nadie Me lo Quita (intitulé
La Salsa c’est pas compliqué en
France; Melao Records/ POW Records). La France a dansé sur
La Salsa c’est pas compliqué. Les américains, eux ont préféré
Un, dos, tres... Maria, la
Reprise arrangée en
Salsa de
Ricky Martin. Une autre chanson de l’album est
Sueño con Cuba. Sur l’album suivant, il chante
Fiebre de Alegría, composée par un péruvien, Hugo La Torre, qui réside à
Miami et qui, ayant lu sur le
Site web d’Azuquita
(azuquita.com) que ce dernier avait commencé sa carrière au
Pérou, l’avait contacté par courriel. Il chante également
El Muerto Vivo, une
Reprise de Rolando La Serie,
El Plebeyo, un autre morceau péruvien arrangé par Lucho Cueto et la célèbre
Valse péruvienne Que Nadie Sepa mi Sufrir (rendue célèbre par son adaptation sous le titre
la Foule, par
Édith Piaf). Après avoir rencontré à
Biarritz, à l’occasion de l'édition 2000 du Festival du Cinéma Latino-Américain, le groupe groupe de
Son cubain "Los Jubilados"" (Les retraités, moyenne d'âge : 70 ans). Le voyage a engendré un disque,
Azuquita y Los Jubilados en Santiago de Cuba (sorti en septembre 2001 chez Universal Jazz / Caribefolk), enregistré dans les fameux studios d’
Egrem, sous l’oeil de la caméra d'Yves Billon, sur lequel Azuquita et Los Jubilados (et non plus "Su Melao") interprètent
milongas et
boléros de Camilo Rodriguez, morceaux du grand Mario Merceron, père de la musique cubaine, quelques titres d’Azuquita, dont
Mamita me gusta bailar el Son, un hommage à son "
orisha" Elegua, et un titre emprunté au répertoire de Los Jubilados,
Camaroncito Seco. Le journal français
Le Monde a annoncé son concert du
31 décembre 2001 au
New Morning en première page et lui a consacré toute une page à l’intérieur. Il est apparu à la télévision en
Slovénie, au
Carnaval de
Munich, et lors de la présentation de la collection 2002 de chez
Hermès.
Discographie
En plus de 40 ans de carrière, Azuquita a enregistré environ 30 disques parmi lesquels :
- Kako y Azuquita : Live It Up (1967, Alegre Records)
- Kako y Azuquita : Union Dinámica
- Cortijo y su Combo : Ahí Na’ Má’
- Salsa All Stars (avec Charlie Palmieri, Johnny Rodriguez, Israel Lopez " Cachao ", Vitin Paz, Louie Ramirez…)
- Azuquita y su Melao : Llego y dijo
- Azuquita y su Melao : Salsa en Hollywood
- Louie Ramírez : Louie Ramírez y sus Amigos
- Azuquita y su Melao : Salsa en Vivo', Paris, 1980
- Tito Puente and his Orchestra : C’est Magnifique New York, 1981 ;
- Azuquita y su Melao : Salsa Internacional (Paris / New York)
- Roberto Duran vs Azuquita : 2 Campeones (1984)
- Azuquita y su Melao : Azucar a Granel' (1989)
- Azuquita y su Melao : Señor de la Salsa " (1992, Cali, Colombie)
- Azuquita y su Melao : Amantes Secretos " (1993, New York, TTH Records)
- Azuquita y Papo Lucca : Los Originales (1996)
- Azuquita y su Melao : Lo Bailado Nadie Me lo Quita (intitulé La Salsa c’est pas compliqué en France); Melao Records/ POW Records; contient "Un, dos, tres... Maria", la Reprise arrangée en Salsa de Ricky Martin)
- Azuquita y Los Jubilados en Santiago de Cuba : Cuba Son (2001, Universal Jazz / Caribefolk, Cuba)
Liens externes