Pour les articles homonymes, voir
Jouy et
Morin.
{{Infobox Commune de France
Jouy-sur-Morin est une
commune française, située dans le département de
Seine-et-Marne et la
région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Jouyssiens.
Géographie
Commune rurale de la
Brie laitière (ou "Haute-Brie"), et de la
Vallée du Grand Morin ; Est de la région parisienne, à 75 km de
Paris.
Géographie physique
Le village s'est structuré autour des boucles de la rivière du Grand Morin. Le différentiel d'altitude est très important entre les quartiers du bas de vallée et ceux du haut de vallée (plusieurs dizaines de mètres de différentiel) et certaines pentes connaissent des déclivités très fortes (rues sur les axes descendants de la RN34 au centre du village) ; plus loin, les hameaux les plus excentrés sont eux généralement sur des plateaux de faux-plats. D'impression visuelle, la couleur qui domine est le vert, sous ses différentes nuances selon les champs, les prés, les bois.
Le régime climatique est tempéré de type Atlantique (océanique dégradé). La pluviosité est légèrement plus marquée dans cette partie de la Seine-et-Marne (700 mm de pluie/an) que dans le reste de la région Île-de-France (600 mm). Les températures moyennes y sont généralement plus basses de 2° que dans Paris intra-muros, et le nombre moyen de jours de gel est de 60 j./an. La station de mesure du Centre Départemental Météo-France de Seine et Marne la plus proche est à 18 km, celle dite de Coulommiers (commune de Chevru). Sur l'ensemble de l'année, les vents dominants soufflent du sud-ouest et de force modérée (pour les changements brusque les vastes plaines céréalières des deux côtés de la vallée sont propices aux conflits de masses d'air). Le nombre moyen de jours d'orages, à 11 j./an (surtout estivaux) est exactement celui de la moyenne nationale ; pour la densité d'arcs de Foudre : 1.57 arcs par an et par Km2 (le classement de la commune en termes de densité d'arcs en en dessous de la moyenne nationale : 19745ième sur la France). En 2004, on peut citer deux impacts de foudre au sud-ouest de la commune, qui ont temporairement privé les les hameaux de Champgoulin et Voigny de réseau téléphonique. Comme sur l'ensemble du territoire, la tempête Lothar de 1999 a laissé des traces (destruction de hangar agricole au hameau de Voigny, du coq du clocher de l'église restauré deux ans plus tard). En revanche, la diversité topographique de la commune, des deux côtés de la vallée du Grand Morin, rend peu significatif les indices locaux de mesure de taux d'ensoleillement et de nombre de jours de brouillard. Géologiquement, comme dans le reste du canton, sous-sol est essentiellement constitué de marnes argileuse et de calcaires silicieux (d'où sont tirées les pierres dites "de meulières" pour la construction traditionnelle du gros-oeuvre). Un Forage (ou "core-drill") de prospection pétrolière a été effectué au sud du quartier de La Chair-aux-Gens, comme dans ses six communes limitrophes (la Seine-et-Marne produit un quart de la production de pétrole français, surtout entre Seine et Morin, pétrole profond à plus de 2000 mètres dans les couches du Trias). Les anciennes petites carrières et gravières du sud-est de la commune sont aujourd'hui désaffectées. Les ressources phréatiques, sont importantes à Jouy-sur-Morin : les puits de particuliers sont nombreux, et l'approvisionnement collectif a la particularité de se faire à partir de deux captages sur la commune (nappes des calcaires de Champigny / Eocène supérieur) et géré directement en régie municipale (pratique très minoritaire dans le département).
Hydrologiquement, les boucles du Grand Morin y sont les plus ressérées de son cours dans le département ; il se divise en plusieurs endroits de la commune, y laisant former des îlots naturels ou artificiels (quartier du Marais, quartier du Faubourg, quartier de La-Chair-aux-Gens). Son régime est pluvial et la station de mesure hydrographique amont la plus proche est celle de Meilleray à 12 km (la station en aval de Jouy-sur-Morin est celle de Pommeuse). Il existe aussi un historique des jaugeages de profondeur à Jouy-sur-Morin, mais qui n'est pas conservé aux archives départementales de Seine-et-Marne mais aux Archives Départementales du Val-de-Marne. Deux principaux ruisseaux l'alimentent, sur le territoire de la commune : l'aval du Ru de la Michée, au Sud-Est (passe sous la RN 34) ; l'amont du Ru du Couru, au Nord-Ouest (sert de limite de la commune après Breuil).
C'est une commune rurale, où en terme d'occupation des sols, l'espace urbain (construit et non-construit) n'occupe que 10% de la surface de la commune, et l'espace rural 90% ; a l'intérieur de l'espace urbain, l'essentiel (44%) est occupé par l'habitat-non construit (terrains de parcs et jardins) et par l'habitat construit (43%), le reste se répartissant surtout entre les emprises routières (6%) et les espaces d'équipement et d'activité (5%). La station de mesure de qualité de l'air Airparif (couverture "zone rurale Est") est celle de la commune de Saints, à 20 km, avec des indices d'agents polluants parmi les plus bas de la région parisienne (seulement dépassée en qualité de l'air par les stations de zones rurales ouest, comme Rambouillet)
Communications
Proche de l'autoroute de l'Est (autoroute française A4) Paris-Strasbourg, Jouy-sur-Morin est longée sur ses lieux-dits périphériques par la nationale N 34 (Paris-Esternay, récement départementalisée en D934) au sud, et la route départementale D 204 (La Ferté Gaucher - La Ferté sous Jouarre) au nord-est. Elle est aussi traversée en son centre par la route départementale D 66 (Coulommier - La Ferté Gaucher), qui se renomme en tronçons urbains (depuis Paris) : rue de la Vallée (hameau de Champgoulin), rue Eustache Lenoir (quartier du Champlat) , rue de la Poterne (centre, et tourne spectaculairement à angle droit devant l'Eglise), rue Saint-Pierre (centre), avenue de la Gare (quartier du Faubourg), rue de la Ferté-Gaucher (écart des Ramonets).
Elle possède une gare (Jouy-sur-Morin - Le Marais) de la ligne de voie ferrée Coulommiers - La Ferté-Gaucher ; de façon insolite, une carte postale ancienne de cette Voie ferrée porte le nom de « Tranchée du lapin rusé ». La gare est actuellement fermée (depuis 2003) et remplacée par trois arrêts de bus pour la fin de ligne Transilien (réseau régional qui dessert la grande couronne périurbaine au delà du réseau RER) : , qui se prend Gare de l'Est ou à Tournan ; correspondance avec le (station Val de Fontenay) et avec le (station Tournan-en-Brie).
La commune est aussi desservie par les lignes départementales d'autocars 10 et 29, avec arrêts dans les hameaux.
Le Grand Morin n'est navigable que pour la navigation de loisirs ; et même dans ce cas, la circulation des bateaux et engins de plaisance à moteur est interdite. De plus, les nombreux seuils de vannages, (retenues d'eau) de moulins ne laissent que d'étroits passages et portes à bateaux au gabarit de barques ou canoë.
L'Aérodrome opérationnel le plus proche est celui de Coulommiers-Voisins (gestionnaire Aéroports de Paris) ; plus proche encore (5 km) l'aérodrome de La Ferté-Gaucher est lui réservé aux activités de loisirs (parachutisme, mongolfière, ULM classiques ou autogires). Le temps de trajet héliporté depuis l'Héliport de Paris (Balard-Issy) est d'environ 20 mn.
En desserte de télécommunications, Jouy-sur-Motin possède au sud du hameau du Hardroit un pylône d'antenne intercommunale de réémetteur de télévision. Précocement en Seine-et-Marne, la commune a bénéficié de l'accès A.D.S.L. à Internet en 2003 sous l'impulsion du chef-lieu de canton. Et plus récement encore, on citera aussi la présence d'une borne de Hotspot Wif-Fi au hameau de Pouligny. .
Lieux-dits et écarts
D'habitat très dispersé, la moitié de la population ne vit pas dans le bourg central en forme d'ancre, mais dans les
hameaux périphériques, des deux côtés des boucles resserrées en forme de « M » de la vallée du Grand Morin.
- pour le 1° cercle (hameaux en continuité directe avec le tissu urbain du bourg) : Le Faubourg (0,5 km au sud), La Chair-aux-Gens (1 km à l'est), Beauchien (1 km au nord), le Champlat (0,5 km au nord-ouest), le Marais (1 km au sud-ouest).
- pour le 2° cercle (en discontinuité avec le tissu urbain du bourg, souvent les plus gros) : le Hardroit (nord, 1,5 km), Voigny (nord-ouest à 1,5 km), Champgoulin (ouest à 2,5 km), Pouligny (sud-ouest à 2,5 km), Le Montcel (sud, à 1,5 km), Montigny (est, à 2 km).
- pour le 3° cercle (hameaux les plus éloignés et en isolement, souvent les plus petits) : Laval-en-Bas et Laval-en-Haut (sud, à 3 km), Le Jariel (nord-est, à 3 km), Pinebard (nord-est, à 4 km), Petit Champcormolin et Grand Champcormolin (nord, à 5 km), et Breuil (nord-ouest, à 2,5 km).
Il existe aussi quelques petits écarts, qui ne font pas l'objet d'une signalisation particulière et généralement considérés par les habitants comme faisant partie du lieux-dit le plus proche. C'est par exemple le cas pour l'Epine Ovale (au sud-ouest de Laval-en-Haut), de Crèvecoeur et du Gué-Blandin (au sud de Champgoulin), de la Dorgère (à l'est de Champgoulin), du Prest (au sud de Voigny), de La Croix du Cygne (au sud du Faubourg), des Gailles (au nord de La Chair-aux-Gens), du Sainfoin (à l'ouest de Montigny), et des Ramonnets (à l'est du Montcel).
Hors des habitats, certains champs ont des noms assez pitoresques que l'on peut citer, comme les "Cours Brûlées" (au nord de Breuil), les "Terres Fontaines" (au nord du Hardroit), "La Garenne" (à l'ouest du Montcel), et le "Mauvais Poirier" (à l'ouest de Laval-en-Bas).
Communes limitrophes
Les cinq communes mitoyennes de Jouy-sur-Morin sont : la commune rurale de
Saint-Rémy-la-Vanne (à l'Ouest par la D66, 801 habitants pour 15,00 km², avec sa base de loisirs), la commune rurale de
Saint-Léger (au Nord par la route du Champcormolin, 200 habitants pour 9,63 km²), la commune urbaine de
La Ferté-Gaucher (à l'Est par la N34, et chef-lieu de canton avec ses 4 150 habitants pour 17,32 km²), la commune rurale de
Chartronges (au Sud-Est à travers champs, 270 habitants pour 8,00 km²), la commune rurale de
Choisy-en-Brie (au Sud-Ouest à travers champs, 1 152 habitants pour 25,03 km²).
Intercommunalité
Jouy-sur-morin n'appartient encore à aucune Communauté de Communes (E.P.C.I. au sens de la Loi du 12 juillet 1999 dite "loi Chevènement") pour l'instant ; elle fait partie des dernièrs territoires (comme le reste de son canton, ou le canton voisin de Rebais, ou encore l'extrème-sud de la Seine-et-Marne) à ne pas s'être structuré sous cette nouvelle forme d'intercommunalité. Mais elle n'est pas sans relations
inter-communales avec ses voisins, comme au travers de ses différents syndicats inter-communaux traditionnels (S.I.V.U. au sens de la Loi du 22 mars 1890, Syndicats mixtes au sens du Décret-loi du 30 octobre 1935, et S.I.V.O.M. au sens de l'Ordonnance du 5 janvier 1959) ; ils sont neuf au total, des Années 1920 aux Années 2000, mais dont Jouy-sur-Morin ne possède actuellement aucun des siège ou présidence de syndicat :
- SI d' électrification de Coulommiers (SIVU) : créé en 1926, siège à Marolles-en-Brie ; 67 structures adhérentes (communes), représentant une population de 51 475 habitants et une superficie de 86 469 ha.
- SI de ramassage scolaire de la Ferté Gaucher (SIVU) : créé en 1960, siège à La Ferté-Gaucher ; 17 structures adhérentes (communes), représentant une population de 9 226 habitants et une superficie de 21 957 ha.
- Syndicat mixte d'alimentation en eau potable de la région nord est de la Seine et Marne (SMF) : créé en 1964, siège à Rebais ; 6 structures adhérentes (3 syndicats et 3 communes dont Jouy-sur-Morin), représentant une population de 42 704 habitants et une superficie de 65 750 ha.
- Syndicat mixte pour la collecte et le traitement des ordures ménagères de Coulommiers (SMF) : créé en 1968, siège à Coulommiers ; 35 structures adhérentes (5 Communauté de communes et 30 communes dont Jouy-sur-Morin), représentant une population de 95 023 habitants et une superficie de 120 409 ha.
- SI pour la Construction du réémetteur de télévision de Jouy sur Morin (SIVU) : créé en 1980, siège à La Ferté-Gaucher ; 4 structures adhérentes (communes), représentant une population de 7 720 habitants et une superficie de 6 307 ha.
- SI de travaux et exploitation du réseau d'assainissement du hameau de Montigny (SIVU) : créé en 1980, siège à La Ferté-Gaucher ; 2 structures adhérentes (communes), représentant une population de 6 158 habitants et superficie de 3 577 ha.
- SI à vocation scolaire du secteur de La Ferté Gaucher (SIVU) : créé en 1980, siège à La Ferté-Gaucher ; 17 structures adhérentes (communes), représentant une population de 13 105 habitants et une superficie de 22 900 ha.
- SI de la Vallée du Haut Morin (SIVU) : créé en 1986, siège à La Ferté-Gaucher ; 12 structures adhérentes (communes), représentant une population de 10 885 habitants et de superficie de 14 756 ha.
- SI d' assainissement carte nord-est Seine et Marne (SIVOM) : créé en 2000, siège à Rebais ; 32 structures adhérentes (communes), représentant une population de 25 678 habitants et superficie de 38 538 ha.
Et au-delà de l'intercommunalité, en zonage de services publics, Jouy-sur-Morin a les rattachements suivants (service déconcentrés de l'Etat ou des collectivités locales ). Académie Scolaire (Créteil) : I.A. de de Melun; ALE : de Coulommiers; Antenne de Justice : de Coulommiers; Armée de Terre : RTIDF de Paris; CAF : de Coulommiers; Centre des Impôt : de Coulommiers; CCI : de Marne-La-Vallée; Chambre d'Agriculture : du Mée-sur-Seine; Chambre des Métiers et de l'Artisanat : de Meaux; CIRA : de Paris; Collège : de La Ferté-Gaucher; CPAM : de Coulommiers; DDAF : de Melun; DDASS : de Melun; DDCCRF : de Melun; DDE : de Coulommiers; DDJS : de Melun; DDSV : de Melun; DDTE : de Melun; DIREN : de Gentilly; DRAC : de Paris; DRIRE : de Savigny-le-Temple; Gendarmerie : de La Ferté-Gaucher; Hôpital : de Coulommiers; Lycée : de Coulommiers; MDS : de Melun; Médiathèque Départementale : du Mée-sur-Seine; Musée Départemental : de Saint-Cyr-sur-Morin; Office du Tourisme : de La Ferté-Gaucher; PIJ : de Coulommiers; Prud'hommes : de Meaux; Trésorerie publique : de La Ferté-Gaucher; Tribunal Administratif : de Melun; Tribunal de Commerce (et R.C.S.) : de Meaux; Unité d'Action Sociale : de Coulommiers; Zone de défense Interarmées de Paris : DMD de Melun. Et le CIS de La Ferté-Gaucher, bien qu'en première intervention existent sur place au village les pompiers volontaires du CPI de Jouy-sur-Morin.
En risques naturels, la commune est concernée par les même problématiques que le reste de la vallée du Grand Morin, à savoir le risque d'inondations dans les anciens quartiers bas, comme Le Marais, prévu dans le Plan de Prévention des Risques de 2005. Le profil souvent encaissé des côteaux de la vallée a pu provoquer aussi des éboulements lors de conditions climatiques exceptionnelles, sur ses pentes les plus raides, ce dont témoignent quatre autres arrêtés de la préfecture de Seine-et-Marne . Les incendies les plus volumineux de l'histoire de la commune ne sont pas des incendies agricoles, mais industriels : avec en janvier 1982 le spectaculaire incendie d'artifices de Noël de l'entrepôt Droguet international ; et avec en septembre 1991 l'incendie de la papeterie ArjoWiggins qui voit partir en fumée 800 tonnes de matières premières (pâte à papier et carton) et endomager un local de 1800 m². Parc naturel régional (P.N.R.) : la commune de Jouy-sur-Morin est aussi incluse dans le périmètre d'étude du futur Parc Naturel Régional de la Brie et des 2 Morin.
Territoire
Sous l'Ancien Régime, si la
Paroisse et plusieurs hameaux de Jouy-sur-Morin figurent dès le XVII° Sicècle sur des cartes adminsitratives, de fonction et de rendu très shématiques. C'est le cas par exemple sur "Carte du païs de Champaigne", par Damien de Templeux (Le Clerc, 1616) qui représentait la circonscription militaire du Gouvernement de Champagne (dont l'est de la Brie faisait partie, et Jouy un point sur la carte) et de la carte "Le pais de Brie" de Willem Blaeu (1635). Puis ce sera le cas aussi sur la carte Carte de Levacher des circonsriptions écclésiastiques (Paris, Vouillemont 1656), dans le sud du diocèse de Meaux. Les cartes locales vont devenir plus précises à l'époque du règne de Louis XIV, sous lequel vont être publiées trois cartes à échelles plus fines et faisant apparaître différents lieux-dit de Jouy-sur-Morin :
Eslections de Meaux de Colommiers, et de Rosoy en Brie, de G. Sanson en 1670 (cote B.N.F. Cote : IFN-7710096) ;
Les environs de Paris ou sont la Prévosté, vicomté et le Présidial de Paris divisé en ses dix balliages et chatellenies, nommées vulgairement Filles du Châtelet, de J.B. Nolin en 1698 (cote B.N.F. IFN-7710620) ; et la carte de
l'Evesché de Meaux, d' A.-H. Jaillot encore en 1698 (cote B.N.F. IFN-7710108).
Attention, les cartes d'Ancien Régime figurant Jouy-sur-Morin étant antérieures à l'unficiation du système métrique, il faut considérer les distances figurées en Lieue, "lieue de Paris" (3,9 km) ou "lieue des Postes" (4,3 km). Les cartes anciennes mentionnat le territoire de la communes, ne font ps figurer de relais de Poste Royale, que ce soit sur la Carte générale des postes de France de Melchior Tavernier (1643), ou un siècle plus tard la Carte des postes de France de Bernard-Antoine Jaillot (1748) ; en réalité, les routes royales de poste suivaient soit l'axe de la Marne soit l'axe de la Seine et Aube, et les deux relais les plus proches de Jouy-sur-Morin étaient au sud celui de Provins et au nord celui de La Ferté-sur-Jouarre.
Mais c'est au XVIII° Siècle avec la célèbre Carte de Cassini que débute une véritable cartographie scientique (triangulation) et à l'échelle précise du 1/86 000° ; ceci, pas dans le feuillet de Paris (le 1°, s'arrête à Tournan) mais dans la planche de Meaux (la 45, 4° feuille). Publié en 1757 par César-François Cassini, les relevés fait sur le terrain à Jouy datent en réalité de 1750 à 1752, par les ingérieurs Meny, La Cour, Pouillard, Michel. Pour la légende de la carte, elle est très précise et normalisée ; les Villages : sont en gros, en écriture droite ; les Hameaux : sont en petit, en italique ; les moulins à eau : sont les ronds étoilés sur rivière (on en dénombre une demi-douzaine sur Jouy) ; les fermes isolées : sont les petit bâtiment regardant à gauche ; les maisons isolées : sont les petit bâtiments regardant à droite ; les châteaux : sont symbolisées par un amas bâti avec fanion à gauche (on ne voit pas celui de Chauffour, le plus proche est en dessous de Montblin) ; les routes ou chemin pavés : sont les voies tracées en rouge plein (c'est le cas de "l'ancêtre" royal de la route nationale) ; le rang de paroisse : est symbolisé par l'amas de maison plus église ; le rang de bourg : est symbolisé par un cercle (s'il n'est pas fermé ou fortifié). On voit aussi sur l'extrait jouyssien de la carte : des croix simples (de croisée de champs) ; des forêts 'au nord et au sud …et moins qu’aujourd’hui) ; des relief de vallée (sans précision géodésique encore) ; des rivière et ruisseaux bien marqués ; et enfin du côté des sigles, l'abréviation "M." est l'une des abréviations pour les moulins et le chiffre "3" isolé correspondt à un point de relevé de triangulation.
Le village est encore cartographié en 1775, dans le Tableau topographique des environs de Paris de Guillaume Coutans (douzième planche, celle de Coulommiers . Toujours au XVIII° Siècle, elle est aussi sur le Plan d'intendance de 1785 de la Généralité de Paris, dit plan "Berthier de Sauvigny" conservé aux archives départementales de Seine-et-Marne (série C, numérisé en consultation sur place à l'Espace Numérique) ; un plan plan qui est à échelle beaucoup plus précise que les autres, puisque concernant les plans cadastraux de paroisses, à visées fiscales. Et sous la Révolution, avec encore une nouvelle cartographie de la région parisienne, à l'échelle intermédiaire du 1/67 000, en 1800. Précisions sur l'histoire territoriale de Jouy-sur-Morin qui seront complétées au début du siècle suivant, sur la carte dite "carte de l'État-Major", (planche 49, celle de Meaux, détails au 1/80 000).
Au fil des siècles, il semblerait que la frontière linguistique entre le dialecte champenois et le parler briard du français se soit déplacée, dans cette zone orientale de la Brie ; l'usage courant des expressions typiquement briardes (comme « Chien de moisson » pour désigner le repas de fin de moisson d'Août) semble avoir perduré jusqu'au XXe siècle.
Après la création de la Commune en 1790, son organisation territoriale est définitivement fixée le 28 pluviôse an VIII sous Napoléon. Cependant des contestations continueront avec certaines communes voisines : réglée par l'État en 1835 avec Chartronges, puis en 1935 seulement avec La Ferté-Gaucher (noyau urbain collé au chef-lieu du canton)... Elle est aujourd'hui l'une des plus vastes communes du canton de la Ferté-Gaucher, derrière Choisy-en-Brie et Amillis.
Toponymie
Cette section est vide, pas assez détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Sur la carte de , certains noms de lieux n'ont pas changés depuis (comme Voigny), on aura la surprise de trouver orthographier Le grand Champcormolin "Le grand Champ Cormorin", Pinebart "Pinnebart", Le Hardroit "Le Hardroy", Champgoulin "Champ Goulain", Pouligny "Poligny", Le Montcel "Le Moncel-sous-Jouy", Laval-en-Bas "Bas Val", et encore L'Epine Ovale "L'Epine au Val"...
- Le nom de la commune lui-même : Jouy-sur-Morin.
- Les noms explicites : Beauchien, le Champlat, La Chair-aux-Gens, Crèvecoeur, le Faubourg, les Gailles, Gué-Blandin, le Marais, le Prest, les Ramonnets, le Sainfoin.
- Les noms implicites : Breuil, Petit Champcormolin et Grand Champcormolin, Champgoulin, la Dorgère, le Hardroit, Le Jariel, Pouligny, Le Montcel, Montigny , Pinebard, Voigny.
- Déformations phonétiques insolites : l'Epine Ovale, Laval-en-Bas et Laval-en-Haut.
Héraldique
| | Les armes de Jouy-sur-Morin se blasonnent ainsi :ondé coupé ; au premier d'argent à la main dextre, appaumée de gueules surmonté d'une croisette haussé du même, au second d'azur aux trois coquilles d'or.
L'officialisation du blason de la commune n'a été fixé que très récemment. Il reprend les données historiques de la commune : le cours d'eau du Grand Morin, l'abbaye de Faremoutiers, et les insignes des châtelains de Jouy. La couronne qui coiffe le blason signifie que le village a eu autrefois une enceinte (cf. toponymies de noms de rues jouyssiennes : "rue du Faubourg", "rue de la Poterne", "rue de La Porte d'en Haut"). Et les épis extérieurs symbolisent la caractère d'abord agricole de la commune.
Histoire
Occupée depuis l'Antiquité, son nom latin était "Gaudiacus" (dont l'interprétation peut être double) ; puis devient "Johi" ou "Joy" au milieu du Moyen-Age.
Antiquité
Des fragments de poteries commune gallo-romaines ont été retrouvés sur le site archéologique du Moulin des Ramonets, en fouilles subaquatique . Elle était traversée sur ses hauteurs par la
Voie romaine reliant Lutèce (Paris) à Durocortorum (Reims), la V.R.13 par Calagum (commune voisine de
Chailly-en-Brie) : ; itinéraire repris par l'actuelle route nationale N34, mais qui n'était pas un axe majeur dans l'Empire Romain (province de Gaule Lyonnaise) comme l'était dans la région la voie entre Meaux (Iatinum, en pays
Meldes) et Sens (Agedincum, en pays
Sénons). Administrativement, l'an -27 (organisation de la conquête par l'empereur Auguste) à l'an 303 (réforme de l'administration par l'empereur Dioclécien), le secteur étant proche de la limite entre la province de la Lyonnaise (prenant la rive nord de la Seine) et de la province de la Belgique (prenant la rive sud de la Marne). Au niveau local, on connaît plus mal le découpage de la
Civitas des Meldes dans ses différents
pagi (équivalents de nos arrondissements), et de ceux-ci en
vici (équivalents de nos communes). A partir de 303, la "cité" des Meldes va être rattaché à la province de la Lyonnaise IV dont le le gouverneur était à Sens, jusqu'à la fin de l'Empire et l'expension franque.
Moyen-Age
Située au Moyen-Age entre les commanderies templières de Coulommiers et et La Ferté-Gaucher (templiers qui ne feront pas long feu et vit remplacés de force par les Hospitaliers), la
Cure (et donc les revenus qui vont avec) est donnée par bulle papale (
Alexandre III, longtemps réfugié en France) en 1180, aux
chanoines de la cathédrale de Meaux. La
Seigneurie, elle, appartenait d'abord à l’abbesse de Faremoutiers (Abbaye royale de Faremoutiers qui avait été auparavant très importante, au Haut-Moyen Age) et ses vassaux châtelains de Jouy seront d'abord les Châteauvillain (jusqu'en 1310). Le village fait alors partie, comme tout l'Est de la Brie, du Comté de Champagne dont la frontière occidentale s'avançait jusqu'à Rozay-en-Brie! Epoque régionalement prospère, où le foire internationales comme Provins ou Lagny ne doivent pas masquer l'activité des marchés et foires locales ; jusqu'à la réunion du comté au domaine royal en 1284, on voir circuler localement les monnaies des deniers d'argent de Provins et de Meaux. Puis à l'époque de la
Guerre de Cent Ans les La Grange prendront la suite de la seigneurie, guerre qui amènera une certaine insécurité dans les environs, par la circulation de bandes armées (prise et reprise de Coulommiers).
Temps Modernes
En 1578, le bourg est fortifié, dans le contexte violent des Guerres de Religions qui ensanglantent alors les communes voisines de la Brie et leurs minorités protestantes (Coulommiers, Rebais, Saint-Siméon) ou lieux majoritairement
Protestant comme La Ferté-sous-Jouarre. De façon très stable sinon, les châtelains de Jouy seront de 1478 à 1780 la famille des De Bonneval, vivant à l'extérieur du village ; on les retrouvent parfois orthographiés "seigneurs de Jouy sur Morain en Brie", comme dans les chroniques paroissiales. Du XVI° au XIX° siècles, se tiendront à Jouy deux foires annuelles, dont témoignent l'ensemble de grandes caves de stockage découvertes au bourg près de l'ancienne Place de la Halle. Jouy-sur-Morin a même possédé à cette époque préindustrielle un petit port, au lieu-dit de La Chair-aux-Gens, port de rivière et port modeste, qui correspondait en un point d'appontement de barques. Sous l'
Ancien Régime, Jouy-sur-Morin appartient administrativement à : l'Intendance de Paris (Subdélégation de Coulommiers) et au Bailliage de Meaux (administration royale) ; régie sous la coutume de Meaux, par le Parlement de Paris (administration judiciare) ; et économiquement au Grenier à sel de Provins, (pays de Grande Gabelle et des Cinq Grandes Fermes, administration fiscale) ; au Diocèse de Meaux et à la Doyenné de La Ferté-Gaucher (administration éclésiastique) ; et au Gouvernement de Champagne, comme la moitié de la Brie (adminsitration militaire). Dans les poids et mesures, non-unifiés avant la Révolution et le système métrique, on compte avec la mesure d'origine médiévale champenoise dite "du marc de Troyes". Un des surnoms de cette partie de la Brie, avant d'être la "Brie laitière" contemporaine, était d'être l'ancienne "Brie des moulins" : manufacturiers ou alimentaires, des Moulin à eau Jouy en compait une douzaine sur ses 6 km de cours (
voir infra, Monuments). Les moulins alimentaires n'étaient pas forcément des moulins à farine, mais aussi des moulins à huile (huile de noix, comme dans le cas de l'ancien moulin du Marais et de l'ancien moulin des Gailles. Les productions agricoles étaient aussi beaucoup plus variées qu'aujourd'hui (présence de vignes au hameau de Montigny ). À cette époque, se maintenait encore ce qui a été depuis le Moyen-Âge la principale activité manufacturière de Jouy-sur-Morin, favorisée par la rivière : le textile de toileries et surtout la
Tannerie ; par dérision, les habitants d'autres villages surnommaient par cette activité salissante les jouyssiens « les ventres jaunes ».
Epoque Contemporaine
À la Révolution, troubles contre-révolutionnaires (1793) sur la commune et La Ferté-Gaucher (provisoirement rebaptisée "La Ferté-sur-Morin"), et Jouy-sur-Morin aura son guillotiné pendant la Terreur en la personne de son ancien maire, Pierre Mazure (tisserand âgé de 57 ans, arrêté puis condamné à mort comme "complice d'un complot dans le département de la Seine et Marne", le 12 ventôse an II, par le Tribunal Révolutionnaire de Paris, et exécuté à Paris). A la fin des guerres de l'Empire (Campagne de France (1814)) , passages de cavaliers cosaques en Février puis en Mars 1814. Au
XIXe siècle, la renommée de Jouy-sur-Morin viendra de la fabrique du papier, là encore favorisée par l'eau (et déjà préexistante à petite échelle manufacturière), pour
Assignat puis billets de la Banque de France à la papeterie du quartier Crèvecoeur-Marais (les travaux définitifs étant achevés en 1865 ) ; même sous statut privé, la
Papeterie était un lieu très sécurisé et surveillé, notamment de l'Etat, comme en témoigne la présence d'un dossier jouyssien détaillé (1816) aux Archives Nationales dans les fonds F7 (Police Générale).. Economiquement, l'établissement du Marais va même prendre encore de l'ampleur, quand en 1828 son propriétaire Félix Delagarde absorbe la papeterie de Sainte-Marie (en aval à Boissy-le-Châtel) et fonde l’une des premières sociétés anonymes françaises : "les papeteries du Marais et de Sainte-Marie". Du XIX° au XX° siècles, Jouy-sur-Morin possèdera aussi un nombre important de petits commerces, disparus aujourd'hui mais encore visibles sur les anciennes cartes postales (plusieurs cafés, un hôtel-restaurant, une faïencerie, un marchand de vin et de liqueurs, plusieurs commerces alimentaires, deux mercerie, et une Union Commerciale bien en vue). Administrativement, Jouy-sur-Morin a même possédé une perception des impôts, à compétence sur plsuieurs communes voisines. Inclusion dans la zone d'occupation militaire prussienne pendant la Guerre de 1870 pendant plusieurs mois Le
Chemin de fer n'arrivera qu'après la guerre, et à partir des Années 1880 de la
Belle Epoque et de la modernisation rurale de la III° république (ce sont aussi les années de la construction de la mairie), et mettra la commune à 2h45 de Paris, avec la Compagnie des Chemins de Fer de l'Est.
Pendant la Première Guerre mondiale, bref passage de la I° armée allemande (Première bataille de la Marne) pendant trois jours de septembre 1914 ; le climat précédant l'arrivée des allemands dans le village est très bien rendu dans le récit autobiographique d'une franco-américaine de passage à Jouy-sur-Morin : Frances Wilson-Huard Journées où furent commisent des déprédations et une agression sexuelle dans quartier du Marais par deux soldats allemands. La commune sera rapidement libérée à la contre-attaque franco-anglaise sur le Grand-Morin, le 8 septembre 1914 par le bataillon écossais du First Scots Guards, sans combats (les accrochages auront lieu un peu plus loin, à Bellot et à Sablonnières). Pendant la durée de la guerre, Jouy-sur-Morin abritera l'hôpital de la Croix-Rouge américaine n°107 (réparti sur deux sites, avec celui du château Montanglaust de Coulommiers) ; le statut civil (d'ailleurs même les hôpitaux militaires sont interdits de bombardement par les Conventions de Genève) de l'hôpital ne l'empêchera pas d'être bombardé par des avions allemands, le 15 juillet 1918 lors de la Seconde bataille de la Marne (qui n'atteindra pas la Seine-et-Marne), faisant 1 mort et 18 bléssés. Une infirmière américaine, Jane Jeffrey, recevra d'ailleurs la médaille du Distinguished Service Cross pour être restée à son poste pendant ce bombardement malgrès y avoir été gravement blessée. A la fin de la Première Guerre Mondiale, pour les mobilisés, le bilan des pertes militaires a été de 85 morts jouyssiens : le monument aux morts laïc de la commune est doublé d'une plaque commémorative dans la nef de l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (70 noms). Il s'est produit aussi cinq décès militaires sur le territoire de la commune sont eux des décès hospitaliers, en évacuation sanitaire. L'Entre-deux-Guerre voit une décision importante sur le destin économique de la commune : pour des raisons stratégiques (exposition au risque d'invasion allemande), la Banque de France décide d'une part de reprendre en gestion directe la fabication (papeterie et imprimerie) des billets, jusque-là confiées à des sociétés privées comme celle la papeterie de Jouy-sur-Morin ; et surtout d'autre part de regrouper ces installations dans le centre de la France en Auvergne, déplacement de production effectué entre 1920 et 1923 (après le site de Biercy à St-Cyr-sur-Morin, c'est depuis le site de Vic-le-Comte près de Clermont-Ferrand qui est la papeterie de la Banque de France ). L'électricité domestique arrive sous le mandat d'Eustache Lenoir à la fin des Années 20, bien plus tardivement que le téléphone et bien plus tardivement que dans les grandes villes (problématique de l'électrification rurale), mais plus précocement dans que d'autres zones rurales de la Seine-et-Marne.
La Seconde Guerre mondiale verra sous l'Occupation l'interdiction de chasser avec fusils sur la commune (déclaration et remise des armes de chasse en mairie puis stockage vers les dépôts départementaux, comme dans toute la Zone Occupée), seul le furetage aux bourses (furet et filets) sera autorisé. Et surtout, il faut mentionner l'installation d'un pylône de surveillance allemand sur les hauteurs Chemin des Gailles (au dessus de la Chair-aux-Gens) ; en plus de surveiller les voies de communication, la vue de ce pylône portait sur les aérodromes des communes voisines. De fait, les actes de résistance locaux se feront sur des secteurs plus discrets que Jouy, comme dans la Brie boisée pour les sabotages ferroviaires, ou sur le village mitoyen de Verdelot pour les caches (résistants, aviateurs anglo-américains, déserteurs allemands). Le village sera libéré le 27 août 1944 par la III° Armée U.S. en marche vers La Ferté-Gaucher voisine où se produiront de courts combats à l'entrée de la ville. Dans la restructuration insdustrielle de l'après-guerre, la société de papéterie change de nom en 1953, et les usines d’ARches, de JOhannot, du MArais et de Rives se fondent en une seule grande entreprise : Arjomari. Les « Trente Glorieuses » d'après-guerre ne le seront pas spécialement pour Jouy, qui suivra certes l'évolution nationale des sa voirie et de ses équipements collectifs, mais qui verra la disparition progressive des ses petits commerces, du nombre d'exploitations agricoles, des animations collectives. Et l'arrivée de la crise économique depuis les Années 1970, provoquera d'importantes pertes d'emplois dans les usines de la commune malgrès des intégration à des groupes internationaux (naissance du groupe Arjo-Wiggins-Appleton en 1991, issu de la fusion du français Arjomari Prioux et de l'anglais Wiggins Teape Appleton, puis rachat en 2000 par l'OPA de la compagnie financère Worms, maintenant Sequana Capital) jusqu'à nos jours, dans le contexte de vagues de licenciements sur l'ensemble de l'arrondissement ; en 2001, passage de 114 à 17 salariés pour la liquidation judicaire de Droguet International (entrepôt décorations de Noël, toute une figure de l'identitié jouyssienne) et sa reprise partielle au deuxième plan par son concurent Sapin-Lutin (racheté en 2006 par LMR) avec diversification à tout article de fêtes ; et en 2003 perte d'un bon tiers des salariés de la papeterie ArjoWiggins (deux plans sociaux en quelques années sur l'usine).
Démographie
En population, Jouy-sur-Morin est la deuxième commune du canton, derrière
La Ferté-Gaucher et devant
Choisy-en-Brie ; mais surtout, la commune n'a jamais été aussi peuplée qu'aujourd'hui, en passant le cap des 2000 habitants. À la fin de la transition démographique et avant l'intensification de l'exode rural, Jouy n'avait atteint que 1955 habitant en 1881 ; et son minimum, dans les dernières décennies de l'
Exode rural, à 1422 habitants en 1954. Cette nouvelle et régulière expansion est dans les schémas régionaux de déplacements mise sur le compte du phénomène de
Rurbanisation (actifs résidants sur la commune et travaillant au centre de la région parisienne) ; un tiers de la population est composé de néo-jouyssiens venus depuis le milieu des
Années 1990 de zones urbaines . Si cette évolution n'est pas l'exacte symétrie de celle des communes rurales limitrophes du canton , elle en suit néanmoins les grandes tendances ; en revanche elle est radicalement différente de l'évolution démographique de la ville voisine de La Ferté-Gaucher, qui n'avait au départ 1793 qu'un différenciel de 436 habitants de plus que Jouy-sur-Morin, pour en arriver en 2006 à un différenciel de 2057 habitants.
Évolution démographique (Source : Cassini et INSEE) <nowiki /> |
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Logement
La population de Jouy-sur-Morin en 2006 est composée de 75% de propriétaires et de 20% de locataires. La taille des logements est, conformément à sa strate de comparaison, beaucoup plus grands que la moyenne nationale (1,5% de studios seulement, et à l'autre extrémité 39% de T5 et plus). Les logements sociaux y sont présents, avec la Résidence H.L.M. des Trois Moulins ; compter aussi 8% de logements vacants. Excentré de la région parisienne, le prix moyen de l'immobilier à la vente est en dessous de la moyenne nationale, entre 2000 et 2500 €/m² (moyenne nationale à 3200 €/m²) Historiquement, Jouy-sur-Morin est une commune qui construit peu, à la différence de la commune limitrophe de La Ferté-Gaucher et des communes aval de la vallée du Grand Morin : pour la moyenne annuelle de constructions de logements entre 1994 et 2003, elle est comprise dans la tranche statistique la plus faible, celle des communes construisant entre 1 et 10 logements/an. Une seule opération de création de
Lotissement est à singaler sur les dernières décennies, celle de La Croix du Cygne (visualisation sur Wikimapia :
[#]), le long de l'ancienne voie ferrée entre le Faubourg et le Montcel.
Sociologie
Une majorité de la population est de revenus imposables : 58% des ménages jouyssiens (moins que dans la zone de référence). Dans la structure de sa pyramide de population, Jouy-sur-Morin compte une proportion importante de personnes âgées : 8% de personnes âgées de plus de 75 ans (plus que dans la zone de référence). Contrairement à ce que laisseraient penser les cartes, pour la
Population active, l'emploi dans les professions agriculteurs/artisans/commerçants n'est pas beaucoup plus important que dans la moyenne nationale. Par contre le pourcentage d'actifs ouvriers, et en dépit des vagues de licenciements locaux est très élevé, on peut parler dans son identité socio-culturelle de Jouy-sur-Morin comme d'une commune rurale ouvrière : 44% d'ouvriers dans le village contre 27% de moyenne nationale. Et si les pourcentages d'employés et de professions intermédiaires sont légèrement en dessous de la moyenne nationale, pour les CSP+ (cadres et professions intellectuelles) ils ne représentent avec 6% à Jouy que la moitié de la moyenne nationale, un différentiel spectaculaire.
À l'inverse de Paris, seule 15% de la population ne possède pas de voiture.
La commune a la particularité de posséder deux écoles : L'école du Centre (primaire : au milieu du bourg central), et l'école du Champlat (maternelle et primaire : à la croisée du Bourg, de Champgoulin, du Marais, et de Voigny). En niveau d'études de la population, en moyenne sur les quinze dernières années, l'empreinte très ouvrière de la commune est très marquée par rapport à la moyenne nationale : 7% de jouyssiens contre 12% nationalement au niveau bac, 4% contre 8,5% nationalement au niveau bac+2, 3,5% contre 9% nationalement aux niveaux L-M-D.
Administration
Avant la construction de la mairie en
1888, les réunions du
Conseil municipal se tenaient dans le bâtiment de l'ancienne école.
Tendances politiques
La sociologie politique jouyssienne est identique à celle de l'ensemble du canton de La Ferté-Gaucher ou à celle du canton de Coulommiers, avec un balancier politique axé à sur la
droite. Aux élections présidentielles de 2002 (second tour), les résultats étaient de 73% pour J. Chirac et de 27% pour J.M. Le Pen ; aux élections présidentielles de 2007 (second tour), les résultats étaient de 63% pour N. Sarkozy et de 37% pour S. Royal. Soit en moyenne un différentiel d'une dizaine de pourcentages vers la Droite par rapport à la moyenne nationale. Mais cette tendance ne se traduit pas dans l'histoire de l'exécutif municipal jouyssien, dont les listes candidates ont généralement étées "sans étiquette" politique. Ceci s'explique par le mode de scutin concernant les communes de moins de 3 500 habitants : scrutin majoritaire de liste à deux tours, où l'on vote nominalement pour les conseillers municipaux, et surtout où les listes peuvent être panachées (possibilité pour l'électeur d'ajouter ou supprimer des candidats sur une liste, sans que le vote soit nul). Et même, en tant que commune de moins de 2 500 habitants, les listes peuvent y être incomplètes, et les candidatures individuelles y sont admises. Cette absence de confrontation idéologique directe n'a pas toujours empêché le village de connaître une vie politique agitée à certaines périodes ; en témoigne par exemple sous la III° République un facsicule de 4 pages conservé à la Bibliothèque Nationale de France, pamphlet politique rédigé en 1880 par le directeur de la papeterie et ancien maire Louis Dumont contre la municipalité suivante ...qui sera néanmoins réélue sur 26 ans. Le mandant le plus long de l'histoire de Jouy-sur-Morin sera au XX° Siècle, celui d'Eustache Lenoir, réélu pendant 40 ans, qui connaîtra la III° République, la Seconde Guerre Mondiale, la IV° République, et la naissance de le V° République ! Derrière lui au XIX° Siècle, les mandats de Gabriel Vacheron s'étaient étalés sur plus d'une trentaine d'années, mais le mode d'éligibilité des maires était alors tout différent (nominations puis élections, disctinction entre maire et conseil municipal ) avant la III° République. Déterminé proportionnellement à la population de la commune, le nombre de conseillers municipaux à Jouy-sur-Morin est aujoud'hui de 19.
Les maires de Jouy-sur-Morin
| Liste des maires successifs |
| Période | Identité | Parti | Qualité |
|---|
| 1815 | 1824 | Antoine Vidal | NP | Chamoiseau |
| 1826 | 1836 | Gabriel Vacheron | NP | Médecin |
| 1836 | 1840 | Antoine Vidal | NP | Chamoiseau |
| 1840 | 1846 | Augustin Brézillon | NP | NP |
| 1846 | 1870 | Gabriel Vacheron | NP | Médecin |
| 1872 | 1878 | Louis Dumont | NP | Directeur de papeterie |
| 1878 | 1904 | Henri Richard | NP | Agriculteur |
| 1904 | 1919 | Ernest Charzat | NP | Directeur d'usine |
| 1919 | 1959 | Eustache Lenoir | NP | Géomètre |
| 1959 | 1971 | Fernand Dubois | NP | NP |
| 1971 | 1983 | Elisabeth Bréant | NP | NP |
| 1983 | 1995 | Jean-Marie Wienert | SE | Géomètre |
| 1995 | 2001 | Agnès Pognot | SE | Expert-comptable |
| 2001 | 2003 | Gérard Valory | SE | Architecte |
| 2003 | 2008 | Agnès Pognot | SE | Expert-Comptable |
| 2008 | - | Luc Neyrinck | SE | Artisan |
Économie
Secteur primaire : une douzaine d'exploitations agricoles, pour une superficie moyenne de 104 ha (d'abord céréalière avec 872 ha, puis fourragère avec 187 ha). Elevages :
avicole, bovins laitier (pour 1929 habitants, Jouy-sur-Morin comptait l'année 1999 en animaux de production : 449 bovins et 10843 volailles) ;
cultures maraîchères, céréalières, et oléagineuse. Soit un total de six entreprises agricoles majeures : 2 E.A.R.L. : de Beauchien, du Jariel ; 2 G.A.E.C. : de La Presle (Voigny), des 2 Morins (Pinebart) ; 2 S.A.R.L. : Mollicone (La Chair aux Gens), Ferme de Laval (Laval-en-Bas). Le lait produit n'est pas transformé sur place mais dirigé vers les fromageries voisines (
brie, coulommiers) comme à
Saint-Siméon ; l'élevage de volaille de Pouligny (oies, canards, pintades, dindes, poulets, cailles, lapins) est lui labelisé "Saveurs du terroir" (label touristique local) et pratique la vente directe de produits artisanaux (bocaux de conserves).
[image] Secteur secondaire : Usine
ArjoWiggins de
Papeterie (branche ArjoWiggins Security, Siret 43375325800022) pour billets et documents de sécurité (diffusion dans plus d'une centaine d'états étrangers, comme la Colombie, l'Afrique du Sud, la Thaïlande ; plus de 200 salariés, après d'importants licenciements en 2003, qui ont donné lieu à une grève et des incidents sur le parking de l'usine). Petite usine de Tomette de Jouy ® : carrelage de la société Extrème Décors, plus de 10 salariés (SARL, Siret 41772053900036). Entrepôt de V.P.C. d'articles de fête (Siret 43123682700058, plus de 10 salariés), de la chaîne de franchise "Tutti Fiesta" (marque d'enseigne de la SARL "Logistique Marketing et Réseaux"). Ces usines sont concentrées sur les hameaux de La Chair-aux-Gens à l'est du village, et du Marais à l'ouest du village (Mesures de prévention pollution du site visible sur le site de la D.P.P.R. du Ministère de l'Ecologie (aucun établissement n'est classé en risque SEVESO, comme d'ailleurs dans son canton et les cantons voisins).
Secteur tertiaire : comme à l'échelle nationale, il est aujourd'hui dominant (75% des entreprises jouyssiennes) Commerces et services de proximité (bureau de Poste, pharmacie) ; nombreuses petites entreprises en B2B (services aux professionnels, une douzaine) et en B2C (services aux particuliers, une vingtaine). Les activités couvertes par les entreprises de services aux consommateur sont surtout dans les secteurs de l'alimentaire et de l'artisanat de travaux ; les activités des entreprises de services aux entreprises sont elles plus hétérogènes (des articles de loisirs aux prestations de graphisme, en passant par la transformation alimentaire). La grande étendue et la diversité économique de la commune explique aussi sans doute le grand nombre de S.C.I. à Jouy-sur-Morin pour la gestion du foncier.
Gîte rural (3 épis) au hameau de Breuil ; la commune n'a pas suivi dans les Années 1990 le virage touristique des communes voisines et de son chef-lieu de canton.
Volume d'activité représentant une masse de 201 KE de produits de taxe professionnelle en 2006 .
Culture
La municipalité n'a pas conclu d'accords de jumelage.
La fête patronale se déroule chaque premier dimanche de juillet (organisation associative).
Repas de quartier les mois d'Avril, au hameau de La Chair-aux-Gens.
-[à compléter]-
Monuments et lieux touristiques
Pont dit "des romains", pont moderne construit sur les vestiges de l'ancienne voie romaine, près du hameau du Montcel.
Au centre du Bourg, Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (XIIe-XIIIe siècles, transformée XVIe siècle), avec Fonts baptismaux de la Renaissance (ref.IMH PM77000881) ; inscrite aux Monuments Historiques depuis 1927 (ref. IMH PA00087042). Petite chapelle dans le Marais, au dessus de la rivière.
Nombreux petits moulins à eau (alimentaires ou manufacturiers), de cette "Brie des Moulins" du XVIe au XVIIIe siècles : (d'amont en aval) Vidal, Ramonets, Chair-aux-Gens, Planchotte, Gailles, Faubourg, Marais, Gué-Blandin, Crèvecoeur ; et le liste pourrait être encore plus longue, avec les moulins disparus depuis longtemps, comme ceux retrouvé lors des prospections archéologiques menées par le Centre Féderal d'Archéologie de Crécy-la-Chapelle et le Service Régional d'Archéologie en 2001 à l'Est de la commune [#].
Lavoirs du XIX° siècle : (d'Ouest en Est) : lavoir de Crèvecoeur, lavoir du Faubourg, lavoir du Bourg, lavoir des Olivots.
Dans plusieurs hameaux de la commune (Breuil, Champgoulin, Voigny, etc.), on peut voir des fermes de "style briard" (grandes fermes en forme de U organisées autour d'une cour intérieure) et des "bricoles" (petites fermes d'exploitation modeste), avec ou sans puits ; les murs étants faits en pierre de meulière et mortier. Chacune ayant eu son histoire au fil des époques (fortifiées ou gentilhommées), et des aménagements et restaurations, soit à enduit uniforme soit enduit à « pierre-vue ». [#] [image] Curieusement, le Monument aux Morts ne se trouve pas sur une place centrale au bourg, mais excentré au Faubourg, à l'entrée la rue de la Gare, lieu de départ pour le front de le Première Guerre Mondiale.
Sentiers de randonnées (GR) : le GPR (sentier de Grande Randonnée de Pays, balisage rouge et jaune) « des Deux Morins » traverse la commune su Sud-Est ou Nord-Ouest. Et le PR (sentier de Petite Randonnée, balisage jaune) du « Pont des Romains » le rejoint sur une partie du parcours. Tout à l'Est de la commune, un autre PR, le « Ramonnets-Montigny » passe par les plans d'eau des anciennes gravières.
Promenades et haltes le long des berges de la rivière du Grand-Morin ; chemins dans les petits bois (Rongeriaux de la Piesles -menant au sentier de randonnée du GR 14 (balisage rouge et blanc)-, Bois Brayer, bois des chemins des Gailles, autours de Chauffour et de Pouligny).
Le long des virages de la départementale 66 et du Grand Morin, une piste cyclable est en projet au travers des champs et des bois, dans le cadre du réseau cyclable structurant régional (dans le cas du S.D.R.I.F. 2007).
Loisirs
[image] La commune compte environ 10% de résidences secondaires.
Vide-grenier de printemps, chaque fin Avril, axé sur les rues centrales (organisation associative).
Pêche : le Grand Morin est en aval de La Ferté-Gaucher, cours d'eau de catégorie 2 ; les deux stations d'observation piscicoles de l'O.N.E.M.A. les plus proches sont celle de La Ferté-Gaucher (n°03771001, 2 km en amont) et celle de Saint-Rémy-la-Vanne (n°03770090, 4 km en aval). La population de la section de rivière (très variée du fait des ouvrage humains de moulins, qui font alterner retenues calmes et chutes rapides) est à dominante de cyprinidés (selon les endroits : carpes, chevesnes, gardons, tanches, vairons) et de poissons de fond (chabots, loches), secondairement de carnassiers (brochets, perches), et quand aux salmonidés, quelques rares truites s'aventurent en deçà de La Ferté-Gaucher ; on peut citer un record publié d'André Sobremant en 2002, avec un brochet de plus d'un mètre. Le territoire de la commune compte aussi deux gardes-chasses, veillant à l'application de la réglementation (comme celle des plans de chasse au lièvre ).
Sorties naturalistes : petits bois de feuillus, avec leurs champignons saisonniers et présence de faune observable (chevreuils, lièvres, lapins de garenne, perdrix, faisans). Population aviaire de Passériformes et de Corvidés. -[à compléter]-
Sport : par rotation, tournoi de tennis du Circuit des Deux Morins ; grandes installations de musculation (centre associatif de remise en forme sous salle de 200m² ) ; pratique associative de la pétanque (La Pétanque de Jouy) et du football (l’Union Sportive Jouyssiene), et pratique importante du cyclotourisme. Colonie de vacances du Château de Chauffour (XIX° siècle).
Pour les sorties noctures, la discothèque située dans l'écart de la Dorgère (Est de Champgoulin) est très bien notée dans le milieu de la musique Electro.
Événements
Témoignage d'O.V.N.I. le 30 septembre 1954 : en fin d'après-midi du 30 septembre 1954,
Eugène Farnier, membre de la société des ingénieurs civils de France, dit avoir observé pendant 20 minutes une soucoupe volante au-dessus du lieu-dit "Les Gailles". C'est surtout la personalité de l'observateur, pionnier historique de l'aviation française retraité à Jouy, qui a contribué à médiatiser alors cette affaire avec beaucoup d'interviews (dans quotidiens nationaux, à la radio, et jusqu'en séance du conseil muncipal de Jouy-sur-Morin ). Elle est aussi socialement à recontextualiser dans le cadre de la "vague française" de 1954, qui constitue à elle seule 2% des statistiques d'observations d'O.V.N.I. (ou P.A.N.) recensées dans le monde.
Venue d'artiste, en 1976 : le peintre français Hervé Le Bourdellés (Médaille d'Or des Artistes Français en 1979), proche du style du groupe dit "de réalité poétique" d'Après-Guerre (très inspiré par le Fauvisme du début du XX° Siècle), est venu réaliser une estampe (eau-forte) de paysage de Jouy-sur-Morin (aujourd'hui conservé à la Bibliothèque Nationale de France, Département des Estampes et photographies ).
Faits-divers : si un examen de la revue de presse sur la commune, dans la P.Q.R., révèle surtout des accidents routiers et des incidents du périmètre de la discothèque (une dizaine d'occurences de 2001 à 2008), Jouy-sur-Morin a connu un fait-divers très particulier qui a défrayé la chronique judiciaire départementale en 2003, avec l'affaire dite "du pompier pyromane" ; un jeune pompier volontaire ayant commit une huitaine d'incendies dans les champs (ballots de paille, tas de fumier, cabanons à outils) entre février et août 2003 (condamnation à dix-huit mois de prison dont neuf avec sursis par le tribunal correctionnel de Meaux le 05 juillet 2004).
Médias
Jouy-sur-Morin a possédé sa propre radio libre : R.D.M. (Radio des Deux Morins).
P.Q.R. (Presse Quotidienne Régionale) : la commune est dans la zone de couverture du Parisien, édition Seine-et-Marne ; P.H.R. (Presse Hebdomadaire Régionale) : la commune est dans la zone de couverture du Pays Briard.
Le bulletin municipal (arrêté en 2003) est en cours de republication. Le site internet municipal est en cours de création.
Dans les médias nationaux, une journée de reportage a été tournée à Jouy-sur-Morin en avril 2008 dans la cadre de l'émission "Les Animaux de la 8" (chaîne de télévision TNT Direct 8), au Refuge animalier du hameau de Voigny (diffusée le 19 avril de la même année).
Personnages historiques
[image] En dehors de l'ancien maire Eutache Lenoir, à la longueur de mandat exceptionnelle de 40 ans de réélections (1919-1949), presque aucun des personnes historique de la commune n'a de nom de rue dans la
Voirie de Jouy-sur-Morin (avenue Eustache Lenoir dans le cas présent), presque exclusivement constituée de toponymes.
Le cas de Gilbert Chevance (avenue Gilbert Chevance) s'est posée de façon différente : -[à compléter]-
L'Annuaire des titulaires de la Légion d'honneur mentionne, au XIXe siècle trois récipendiaires jouyssiens : Pierre Houzelot, chirurgien né le 01 septembre 1802, membre de la Société de chirurgie de Paris (Académie royale de chirurgie) ; Charles Caffin, né le 14 mars 1835 (dossier cote LH/403/55 au Centre d’Accueil et de Recherches des Archives Nationales) ; Émile Larieux, né le 11 octobre 1855.
Jouy-sur-Morin est le lieu de naissance (1873) du poète Léon Charpentier, chroniqueur parisien (En roulant) sous la IIIe République.
Village natal aussi (1895) du pilote du guerre Jean Navarre (son père André Navarre était le directeur de la Papeterie du Marais de 1893 à 1898 avant de repartir en Province ), une jeune tête brûlée surnommée « la sentinelle de Verdun » ; as de la chasse française de la Première Guerre mondiale, il reçoit la Médaille militaire et Légion d'honneur et comptera une trentaine de victoires dont douze homologuées. Son curiculum militaire a été autant remarqué par ses actes d'indiscipline que par ses records (premier « doublé » de l'aviation de chasse le 26 février 1916, et premier « quadruplé » le 26 avril 1916, les deux exploits sur le front de Verdun). Blessé, il reprendra le service en 1917, pour mourrir prématurement après la guerre dans un accident le 10 juillet 1919.
Jouy-sur-Morin est le lieu de retraite et de décès d'un grand scientifique français du XIX° Siècle, Jean Guillaume Audinet-Serville (mort en 1858) ; entomologiste de renom, il systématise l'ordre des Orthoptères (insectes aux ailes droites, comme les sauterelles, cigales et grillons), avec la "Revue méthodique de l’ordre des Orthoptères", qui (Annales des sciences naturelles, 1831). Il continue ensuite les travaux de Buffon, avec dans la série d’ouvrages intitulée les Suites à Buffon, un volume sur ces mêmes animaux ("Histoire naturelle des Insectes Orthoptères", 1839). Jean Guillaume Audinet-Serville était l'un des 18 membres fondateurs de la Société Entomologique de France en 1832 et le premier président élu. Ses riches collections scientifiques personnelles (d'animaux naturalisés) ne sont pas restées sur la commune, vendues et dispersées à divers entomologistes à partir de 1845.
Curiosités locales
Animaux domestiques : depuis 2003, Jouy-sur-Morin possède sur la commune le seul refuge animalier en France spécialisé dans les nouveaux animaux de compagnie, le refuge F.R.E.E. (sigle : "Furets, Rongeurs, Etc, Etc") au hameau de Voigny. Le champ couvert par cette structure originale recoupe une douzaine d'espèces de petits animaux de compagnie sous différents statut juridiques du Ministère de l'Agriculture, perdus ou abandonnés et replacés en adoption ou en parrainage : Chinchilla,
Cochon d'Inde,
Ecureuil de Corée,
Furet,
Gerbille, les différentes espèces de
Hamsters (Hamster doré et les 4 espèces courantes de hamsters nains),
Lapin,
Octodon,
Rat,
Souris, etc. (soit: des carnivores domestiques, des rongeurs, et des lagomorphes).
Voir aussi
Article connexes
Bibliographie
- Agulhon, Maurice : Les Maires en France, du Consulat à nos jours ; Publications de la Sorbonne, 1986, ISBN2859441158.
- Bailly, Paul : Toponymie en Seine-et-Marne : noms de lieux ; éditions Amattéis, 1989, ISBN2868490654.
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- Dailly, Alain : La Seine-et-Marne, berceau du papier-monnaie : essai sur la manufacture de Courtalin, la papeterie du Marais, et l'usine de Biercy ; éditions Amatteis, 1996, ISBN2868491642.
- Devillers, Stéphane : Un ensemble souterrain découvert à Jouy-sur-Morin (Seine-et-Marne) ; Bulletin du Groupement archéologique de Seine-et-Marne, 2002, n°43, pp. 37-44, ISSN11407492.
- Devillers, Stéphane : Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul (Jouy-sur-Morin), évolution du plan et de la morphologie de l'édifice ; Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de l'arrondissement de Provins, 2003, n°157, pp. 93-130, ISSN16345711.
- Geslin, Pierre : La Brie des Gallo-Romains : archéologie en liberté ; éditions Lys-Amatteis, 2003, ISBN2868492142.
- Mousseaux, Maurice : La Brie protestante : aux sources françaises de la Réforme ; éditions Presses du Village, 1998, ISBN2841001504.
- Plancke, René-Charles : La Ferté-Gaucher et ses environs à la Belle Epoque ; éditions Amattéis, 1993, ISBN2868491367.
- Vincent, Michel : Maisons de Brie et d'Île-de-France ; éd. M. Vincent, 1981, (Br.).
- Cartes postales anciennes de Jouy-sur-Morin : éditions Caron, éditions Hincelin, éditions Jacob (et éditions jouyssiennes L. Denis) sur C.P.A.77 [#] ; réf. : carte C240N13, carte C240N25, carte C240N74, carte C240N92.
Liens externes
Notes et références
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